Rome: Une centaine de scientifiques en audience chez le pape

Les scientifiques doivent s’armer de patience et aspirer à la sagesse, estime Benoît XVI

Rome, 30 octobre 2009 (Apic) 400 ans après les premières découvertes à la lunette astronomique du physicien et astronome Galilée (1564-1642), Benoît XVI a invité vendredi les scientifiques d’aujourd’hui à s’inspirer des pères de la science moderne en travaillant dans la «crainte» et en s’armant de «patience» et de «discipline».

Recevant une centaine de participants à un colloque promu par l’Observatoire du Vatican à l’occasion de l’Année internationale de l’astronomie, le pape a également affirmé que «la véritable connaissance» était «toujours dirigée vers la sagesse».

Devant un parterre d’astronomes du monde entier, Benoît XVI a évoqué la figure de Galilée (1564-1642), savant italien condamné par l’Inquisition pour ses théories héliocentriques et seulement réhabilité par l’Eglise en 1992. Il a alors particulièrement salué les études récentes qui avaient permis «d’éclaircir le contexte précis de la condamnation de Galilée» et a loué «les efforts accomplis par tous ceux qui se consacrent au dialogue, à la réflexion et à la complémentarité entre la foi et la raison».

Le pape a aussi noté «la merveille et la stupéfaction extraordinaires» qui avaient caractérisé «la grande époque de la découverte au 16e siècle». «Notre époque, a alors commenté le pape, située à l’aube de découvertes scientifiques peut-être encore plus grandes et de plus grande envergure, tirerait bénéfice de ce même sentiment de crainte et du désir d’atteindre une synthèse véritablement humaniste de la connaissance qui a inspiré les pères de la science moderne».

«Aujourd’hui plus qu’hier», a alors soutenu le pape, «la responsabilité à l’égard de l’avenir de l’humanité mais aussi le respect à l’égard de la nature et du monde qui nous entoure» nécessitent «une observation attentive, un jugement critique, de la patience et de la discipline».

Aux yeux de Benoît XVI, les grands scientifiques de l’époque de la découverte rappellent également «que la véritable connaissance est toujours dirigée vers la sagesse» et qu’elle «invite à porter le regard vers le royaume plus élevé de l’esprit».

La connaissance, a encore expliqué le pape, «peut certainement être réduite au calcul et à l’expérience». Mais, a insisté Benoît XVI, «si elle aspire à être une sagesse capable de diriger l’homme à la lumière de son commencement et de sa fin, elle doit s’engager dans la poursuite de cette ultime vérité (…) qui est la clef de notre bonheur et de notre liberté authentiques, la mesure de notre véritable humanité, et le critère pour un rapport juste avec le monde physique ainsi qu’avec nos frères et soeurs dans la grande famille humaine».

A l’occasion de l’Année internationale de l’astronomie, les Musées du Vatican accueillent jusqu’au 16 janvier 2010 une exposition inédite intitulée Astrum 2009. Celle-ci propose un voyage à travers le temps et l’espace, 400 ans après les premières découvertes du physicien et astronome Galilée. (apic/imedia/ami/pr)

30 octobre 2009 | 14:56
par webmaster@kath.ch
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