Tessin: Les soeurs de l'Addolorata vendent la clinique luganaise Moncucco
Les soeurs hospitalières continueront à assister les malades
Lugano, 19 décembre 2014 (Apic) La nouvelle de la vente de la clinique Moncucco, un établissement catholique cher aux coeurs des Luganais, avait été annoncée dans le courant de cet automne. Elle s’est concrétisée vendredi 19 décembre 2014 à Lugano par la signature de l’acte de cession de l’établissement fondé en 1906 sur les hauteurs de la ville tessinoise par la Congrégation des Soeurs de l’Addolorata de Côme, en Italie.
La vente des deux paquets d’actions détenus par les sociétés «Clinica Luganese SA» et «Moncucco SA» sera soumis à l’autorisation des autorités du Vatican, a indiqué vendredi Federica Bottazzi, porte-parole de la clinque. Le contrat a été signé par les vendeurs, la Congrégation italienne des soeurs de l’Addolorata (Marie des Douleurs) de Côme, fondatrice et propriétaire de l’établissement, et les acheteurs, les fondations FAI (Fondation Assistance Internationale) et Praxedis, avec sièges à Lugano et Locarno.
L’esprit chrétien est maintenu
Aussi longtemps que l’acte de cession ne sera pas validé par le Vatican, les soeurs de la Congrégation resteront l’actionnaire principal, précise F. Bottazzi. Une fois l’autorisation obtenue, «vraisemblablement dans le courant de 2015», la vente se conclura et le passage de la propriété aux nouveaux acquéreurs FAI et Praxedis sera définitif.
En choisissant les fondations d’utilité publique FAI et Praxedis plutôt que d’autres acheteurs privés potentiels, la Congrégation de Côme veut garantir la continuité de l’esprit religieux qui caractérise la clinique depuis sa fondation en 1900. L’hôpital devrait conserver le charisme de Mère Giovannina Franchi, fondatrice de la Congrégation des soeurs hospitalières de la Madone des douleurs (Addolorata) propriétaire de la Clinique Moncucco.
Les difficultés financières ont forcé les sœurs à vendre leur «bijou de famille»
Les Soeurs de l’Addolorata ont été contraintes à vendre ce qu’elles définissaient elles-mêmes leur «bijou de famille» en raison des graves difficultés financières dans lesquelles se trouvent un de leurs principaux hôpitaux, à Côme. «Le contrat qui a été signé ce matin», souligne la porte-parole de la clinique luganaise, prévoit le maintien de l’esprit chrétien de l’établissement et de son caractère bénévole.
De leur côté, les soeurs hospitalières continueront à assister les malades, conclut Francesca Bottazzi. La vente offrira en outre à la clinique Moncucco la possibilité de réaliser des projets dans des pays en voie de développement.
Présidées par l’ex-conseiller d’Etat tessinois Renzo Respini (PDC), les fondations FAI et Praxedis oeuvrent dans le domaine social, notamment en ce qui concerne l’aide sanitaire aux pays du tiers-monde. (apic/gdu/be)



