L’OTAN utilise des munitions radioactives: plus dangereux que les mines

Les sous titres de l’APIC

A l’appui de l’analyse de Luc Hafner, les quotidiens fribourgeois et genevois «La Liberté» et «Le Courrier» consacrent une page à l’utilisation de munitions radioactives par l’OTAN. Celle-ci admet les faits, mais nie évidemment le danger. L’expérience de la guerre du Golfe permet toutefois largement d’en douter. Des munitions semblables avaient déjà été tirées lors de cette guerre, occasionnant un mal chronique chez plus de 100’000 «vétérans» de ce conflit. A noter que tant les Etats-Unis que l’Angleterre multiplient toujours et presque quotidiennement leurs raids au dessus de l’Irak.Sous le titre «Des munitions radioactives sont employées par les alliés», les deux quotidiens, sous la plume de Manuel Grandjean, s’inquiètent des retombées. Selon des organisations non gouvernementales, de tels munitions menacent les populations civiles actuelles et les générations futures de toute une région de l’Europe.

Le 14 mai à Bruxelles, soumis à des questions à ce sujet, le major général Walter Jertz admet l’utilisation de telles armes à base d’UA (uranium appauvri). Mais nie tout danger. Reste que les militaires américains n’ont pas toujours affiché la même désinvolture. D’autant que l’alerte a été donnée par le fameux mal chronique inconnu qui a touché 100’000 «vétérans» de la guerre du Golfe. C’est dans ce conflit, en effet, que les munitions à base d’UA ont été utilisées pour la première fois sur les champs de batailles. Massivement. Au cours du conflit, pas moins de 950’000 obus radioactifs ont été tirés sur les forces irakiennes, totalisant plus de 300 tonnes d’UA.

Les conclusions d’autres scientifiques s’opposent à celles du Pentagone. C’est ainsi qu’un congrès de 600 médecins irakiens a rendu en décembre dernier des résultats faisant état de l’accroissement important de malformations de naissance et des cancers de toutes sortes dans les régions touchées par les combats.

Terribles témoignages

D’autres scientifiques, comme le professeur Ari Sharma, de l’Université de Waterloo à Ontario au Canada confirme la toxicité de l’UA. Ces initiatives rejoignent le combat de nombreuses organisations américaines antinucléaires ou de défense des droits de l’homme. Selon ces organisations, les munitions radioactives violent les lois internationales en raison de leur cruauté intrinsèques et de leurs effets mortels non circonscrits. «L’effet à long terme est plus pernicieux que celui des mines car, au moins, celles-ci explosent un jour, estime Doug Rokke, tandis que les munitions à l’uranium peuvent développer leurs effets radioactifs et d’empoisonnement pendant des années».

Vous avez dit crimes de guerre? Dans une interview accordée à l’APIC, en mai dernier, le fondateur de «Terre des hommes» et de «Sentinelles», Edmond Kaiser, n’hésitaient pas à traiter les chefs d’Etat comme Clinton, Blair, Chirac, ou Schröders «d’assassins», au même titre que Milosevic, inculpé, lui, de crimes contre l’humanité. Un jugement rendu alors que l’OTAN provoque aujourd’hui une catastrophe écologique d’une ampleur encore non mesurable, mais qui suscite les pires craintes de grandes organisations internationales telles que la Croix-Verte, Greenpeace ou le WWF, organisations peu suspectes de relayer la propagande serbe. (apic/avec le temps, la liberté, le courrier/pr)

Rome: Accord entre le Saint-Siège et le Gabon.

Rome, 2 juin 1999 (APIC) Le Saint-Siège et le Gabon ont ratifié le 2 juin 1999 au Vatican, un accord sur les principes et les dispositions juridiques relatives à leurs relations et à leur collaboration.

Pour la ratification solennelle de cet accord, qui avait été signé à Libreville le 12 décembre 1997, le Gabon était représenté par son ministre d’Etat et ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Francophonie, Jean Ping, accompagné d’une dizaine de ministres et conseillers, et de l’ambassadeur du Gabon près le Saint-Siège. La Conférence des Evêques du Gabon était quant à elle représentée par son Président, Mgr Basile Mvé Engone, archevêque de Libreville. (apic/imed/mp)

3 juin 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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