Le pape François invite à repenser les relations entre la papauté et les évêques

Les structures centrales de l’Eglise doivent se convertir

Rome, 26 novembre 2013 (Apic) «Décentralisation», rôle des conférences épiscopales, synodalité et même «conversion de la papauté» : Dans sa première exhortation apostolique, ‘Evangelii gaudium’, publiée le 26 novembre 2013, le pape François invite à repenser les relations entre le souverain pontife et les évêques sans avoir peur de développements doctrinaux et pastoraux dans ce domaine.

«Quelle identité les Conférences épiscopales peuvent-elles développer dans le contexte de la synodalité ?». Telle est une des questions que pose le pape François dans ‘Evangelii gaudium’, a expliqué Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, lors de la présentation à la presse du nouveau document pontifical.

«L’autorité doctrinale authentique» des Conférences épiscopales proposée par le pape François (no 36) pose elle aussi la question des possibles évolutions en matière de modalités de l’exercice du ministère pétrinien en relation avec les évêques. «C’est la première fois qu’un texte du magistère du pape cite à de très nombreuses reprises des documents des épiscopats du monde», a relevé pour sa part Mgr Lorenzo Baldisseri, nouveau secrétaire général du Synode des évêques. Cette méthode est un signe ultérieur du plus grand poids que le pontife entend donner aux épiscopats, pour plus de collégialité dans l’Eglise. Pour l’heure, pas de réforme formelle, mais des pistes d’action et de réflexion.

Interrogé par les journalistes sur le sens de la «conversion de la papauté» (no 32) souhaitée par le pontife dans son exhortation, Mgr Fisichella a souligné que cette expression était à considérer dans le cadre plus général de la «conversion pastorale» invoquée depuis le début de son pontificat. Le pape François considère donc qu’il doit donner l’exemple.

Pour le chef de dicastère, il faut prendre cela dans le «sens allégorique» et non pas «théologique» car la conversion est avant tout une «affaire personnelle». Le pape l’applique d’ores et déjà, «pas seulement en ne résidant pas dans le Palais apostolique, mais par sa façon d’aller à la rencontre de l’autre, tout son quotidien», a-t-il poursuivi. Là encore, l’action personnelle du pape semble précéder la réforme structurelle à proprement parler. (apic/imedia/mm/mp)

26 novembre 2013 | 14:53
par webmaster@kath.ch
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