Allemagne: La Fraternité Saint-Pie X demande un démenti à Brigitte Zypries
Les traditionalistes ont été qualifiés d’extrémistes
Stuttgart, 10 juillet 2009 (Apic) La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a réagi aux propos de la ministre allemande de la justice, Brigitte Zypries, qui l’a qualifiée de «extrémisme religieux». S’estimant «gravement diffamé», elle demande à la ministre de revenir sur ses paroles.
Le porte-parole du district allemand de la Fraternité, Andreas Steiner, a diffusé un communiqué dans ce sens le soir du 9 juillet à Stuttgart. Il cite la Constitution allemande, qui garantit à chaque habitant le droit d’exprimer librement son opinion. Selon lui, le point de vue exprimé par la ministre Zypries va «dans la direction d’une dictature de l’opinion».
Le 6 juillet lors d’une rencontre à Berlin, Brigitte Zypries avait reproché à la Fraternité Saint-Pie X ses tendances extrémistes. Dans la relation avec «de tels extrémistes religieux», il faut agir de la même façon qu’avec «les extrémistes de droite». Elle a ajouté que les points de vue exprimés par la FSSPX révèlent clairement que la démocratie et la liberté ne sont pas uniquement menacées par les fondamentalistes islamiques.
La ministre juge inacceptable l’appel de la Fraternité à une protestation silencieuse en marge de la Christopher Street Day à Stuttgart. Un texte paru dans la dernière lettre d’information aux membres de la Fraternité constitue selon elle «une offense aux victimes du national-socialisme et une diffamation des homosexuels». Il y est écrit: «Comme nous sommes fiers lorsque nous pouvons lire dans un livre d’histoire que durant le 3e Reich il y a eu des catholiques courageux qui ont dit: Nous ne participons pas à cette folie! Il faut qu’il y ait aujourd’hui à nouveau de tels catholiques!»
La Fraternité Saint-Pie X rejette cette critique de la ministre Zypries. Ces propos en lien avec le nazisme sont «compris de façon totalement erronée». La Fraternité n’a «pas comparé, ni dans son intention, ni dans les faits, la Christopher Street Day avec le mauvais régime nazi», souligne pour sa part le responsable du district allemand, Franz Schmidberger. (apic/kna/ak/bb)



