Le Vatican répond aux accusations

Les traditionalistes séparés de Rome accusent le Saint-Siège de vouloir les diviser

Rome, 24 avril 2003 (Apic) Les rumeurs faisant état d’une possible réconciliation entre Rome et les fidèles de Mgr Lefebvre lancées le 20 avril dernier par la presse ont été durement critiquées par les responsables de la Fraternité Saint-Pie X. Quant au Saint-Siège, il se défend d’en être à l’origine et affirme que la messe tridentine, célébrée par le cardinal Dario Castrillon Hoyos le 24 mai à Rome, n’est qu’une réponse à l’attente des personnes attachées à la messe pré-conciliaire.

Les rumeurs insistantes laissaient entendre que le président de la Commission «Ecclesia Dei» et préfet de la Congrégation pour le clergé, le cardinal Dario Castrillon Hoyos, pourrait signer le 24 mai prochain un accord de réconciliation avec trois des quatre évêques ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre en 1988.

Le cardinal colombien avait annoncé qu’il célèbrera la messe selon le rite dit «de saint Pie V» – antérieur au Concile Vatican II – dans la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure, le même jour.

Le 22 avril, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, fondée par Mgr Lefebvre après le schisme de 1988, a publié un communiqué en dénonçant cette «cette prétendue réconciliation». Il assurait «que les quatre évêques et non seulement trois sont bien unis dans leur position inchangée pour la défense de la Tradition catholique dans la lignée de Mgr Marcel Lefebvre».

Accusations et réponse.

Le lendemain, Mgr Bernard Tissier de Mallerais, un de ces quatre évêques, a publié un autre communiqué dans lequel il accuse Rome d’avoir été à l’origine de la rumeur «dans l’objectif de nous diviser». Précisant que «nous ne cherchons aucune réconciliation avec Rome tant qu’elle ne se convertira pas à la Tradition catholique».

Au Vatican, on affirme en réponse à ces accusation que «la seule chose de sûre, c’est que la messe du 24 mai a été programmée pour répondre à l’invitation de différentes personnes et groupes attachés à la messe de 1962, et qui voulaient manifester ainsi leur pleine communion avec le Saint- Père et le Siège apostolique». Avant la fin de l’année du rosaire, a-t-on ainsi indiqué à l’Apic, «ils désiraient une récitation du chapelet et participer à une messe dans la basilique patriarcale de Sainte-Marie- Majeure, la première des églises mariales et le lieu où repose saint Pie V, le tout pour prier aux intentions du Saint-Père».

L’événement se limite à cela, assure-t-on du côté de Rome, «c’est un événement de prière, de profonde et claire communion ecclésiale, d’amour pour la tradition, sans aucune polémique, et sans finalités cachées». (apic/imedia/pr)

24 avril 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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