Chine : La Commission ›Justice et Paix’ de Hongkong saisit le Conseil des droits de l’homme de l'ONU

Les violations de la liberté religieuse continuent

Hong Kong, 4 septembre 2013 (Apic) A l’approche de l’’examen périodique universel’ auquel la Chine sera soumise, le 22 octobre 2013, dans le cadre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la Commission ›Justice et Paix’ du diocèse catholique de Hongkong a déposé une plainte. Cette démarche dénonce les violations de la liberté religieuse auxquelles l’Eglise catholique doit faire face en Chine populaire.

C’est la première fois que la commission ‘Justice et Paix’ se manifeste ainsi auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, rapporte l’agence d’information des Missions étrangères de Paris ‘Eglises d’Asie’. Elle s’est s’associée à sept autres organisations de la société civile de Hongkong pour dénoncer une situation marquée par ‘une aggravation des atteintes aux droits de l’homme’ sur le territoire chinois. Lors d’une conférence de presse le 2 septembre, ‘Justice et Paix’ a démontré que les mesures politiques et religieuses imposées par le pouvoir de Pékin aux catholiques chinois sont ‘contraires aux principes et aux pratiques de la foi catholique’ et ‘violent gravement les droits de l’homme’ des citoyens chinois.

La plainte de la Commission pose d’emblée le fait que la division de l’Eglise catholique en Chine en une communauté ‘officielle’ et une autre ‘clandestine’ est due à la politique et aux mesures imposées par Pékin aux catholiques. A cause de ces mesures ‘contraires à la foi catholique», «tant les communautés officielles que les communautés clandestines ont souffert, à des degrés divers, des violations des droits de l’homme commises par les autorités». La plainte évoque entre autres les placements de membres du clergé en résidence surveillée ou en prison, ou bien encore des enlèvements de prêtres et d’évêques lors de certaines occasions ›sensibles’.

Les catholiques privés de la liberté d’association

La politique et les agissements du gouvernement chinois ont en outre pour conséquence de priver les catholiques du pays de la liberté d’association. Les fidèles ne peuvent pas librement organiser leurs communautés religieuses et plus encore ils se voient parfois forcés d’adhérer à l’Association patriotique des catholiques chinois contrôlée par le gouvernement.

Cette situation a des conséquences directes pour des évêques et des prêtres emprisonnés pendant plusieurs années ou empêchés d’exercer leur ministère. De même les autorités peuvent réprimer toute activité religieuse ‘illégale’. Pour les catholiques est ‘illégal’ tout ce qui n’est pas organisé dans le cadre de l’Association patriotique des catholiques chinois. Justice et Paix détaille les pressions, les mauvais traitements, voire les tortures auxquelles ont été soumis, même récemment, des membres du clergé ou des fidèles. (apic/eda/mp)

4 septembre 2013 | 14:37
par webmaster@kath.ch
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