B. Netanyahu élude sa responsabilité: c’est pas moi, c’est lui
Lettre du Premier ministre israélien au pape Jean Paul II
Rome, 25 juillet 1997 (APIC) «C’est pas moi, c’est lui». C’est en gros la réponse donnée par le Premier ministre israélien à une lettre que le pape lui a adressée en juin dernier, ainsi qu’à Yasser Arafat, pour qu’ils renouent le dialogue «à tout prix» afin d’éviter de nouvelle violences. Sa réponse a été publiée vendredi par l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège.
Le remerciant pour son «souci profond et sincère» face aux retards enregistrés dans les négociations de paix ces derniers mois, le Premier israélien assure Jean-Paul II que lui-même et son gouvernement partagent son inquiétude et «font tout ce qui est en leur pouvoir pour éliminer les obstacles pour progresser dans la recherche de la paix». Il constate avec le pape que «le poids de cette tâche repose sur les épaules des deux parties et de leurs leaders», de la même fa\on que «Israéliens et Palestiniens partagent l’aspiration à une paix authentique et la frustration et les souffrances engendrées par les importants retards mis à la rechercher».
Pour Benyamin Netanyahu, ce n’est pas à son gouvernement qu’il faut imputer la dégradation de la situation «ni la continuelle violence des rues qui voudrait nous dissuader de persévérer dans la recherche sacrée de la paix». Et d’expliquer: «Quand les circonstances nous ont empêché de poursuivre cette recherche au niveau public habituel, nous avons repris contact avec nos partenaires de dialogue à d’autres niveaux. En effet, nous restons en contact avec l’Autorité Palestinienne et, pour autant qu’il dépende de nous, nous le poursuivrons. Nous espérons sincèrement et nous prions que nos partenaires palestiniens fassent preuve, si le processus se poursuit, du même sens de la responsabilité et de la même disposition, afin que nous puissions parvenir à remplir les objectifs que nous nous sommes assignés tous les deux».
C’est le 16 juin dernier que Jean-Paul II a écrit au Premier ministre israélien et au président de l’autorité Palestinienne Yasser Arafat. Le processus de paix au Moyen-Orient venait d’être interrompu, en particulier suite au projet d’implantation israélienne à Jérusalem-Est et d’un climat explosif entre colons juifs et Palestiniens dans la ville d’Hébron.
La publication de la réponse du Premeir ministre israélien, qui élude sa responsabilité, intervient le jour même où des travaux pour de nouvelles implantations juives dans les quartiers arabes de Jérusalem commencent, avec la bénédiction et l’accord du maire de la ville. (apic/cip/pr)



