L'évêque de Lugano à la rencontre des requérants d'asile à Chiasso et à Biasca
Lugano, 22 juin 2015 (Apic) Au lendemain du Dimanche du réfugié célébré par les Eglises chrétiennes de Suisse et de la suggestion de Norman Gobbi, président du Conseil d’Etat tessinois, de fermer la frontière à titre provisoire si la vague de demandeurs d’asile venant d’Italie se poursuivait, Mgr Valerio Lazzeri pose un signe. Il a visité lundi 22 juin le Centre d’enregistrement et de procédure (CEP) de Chiasso et le centre d’hébergement de requérants d’asile de Biasca.
L’évêque de Lugano a voulu saluer et apporter un signe d’encouragement et de proximité avec ceux qui vivent le plus directement au Tessin les conséquences de la dramatique vague d’immigration aux frontières avec l’Italie.
Des souffrances qui se lisent sur les visages
Mgr Valerio Lazzeri a visité le 22 juin en fin de matinée le CEP de Chiasso pour connaître et voir personnellement le travail acharné qui y est réalisé tous les jours «avec sérieux, dévouement et non sans sacrifice», relève le diocèse de Lugano dans un communiqué. Malgré l’obstacle de la langue, il a été possible à l’évêque de rencontrer quelques-unes des personnes arrivées jusqu’au Tessin.
«Sur leur visage se lisent de façon évidente les souffrances causées par des mois de voyage marqués par les dangers rencontrés dans le désert, sur la mer» et qu’ont dû affronter ces personnes, la plupart victimes d’exploitation et de la traite des êtres humains.
L’évêque a pu mener un dialogue court mais intense avec les migrants et les fonctionnaires travaillant à différents niveaux du CEP. Le diocèse de Lugano relève que «le regard de ceux qui viennent à nous n’est pas facile à soutenir; il révèle rapidement les limites de notre disponibilité à accueillir; il exige de la vigilance et de la lucidité sur les préoccupations qu’il peut éveiller».
Des personnes «qui ont faim en premier lieu de dignité et de respect»
Ce qui est train de se passer «nous interpelle tous profondément, mobilise notre sens de l’humanité. Pour ceux qui croient, c’est un test de la sincérité et l’authenticité de leurs sentiments les plus profonds». Mgr Lazzeri a également exprimé sa proximité avec les gardes-frontières particulièrement sollicités durant cette période.
L’évêque de Lugano a ensuite visité le centre d’accueil organisé par la Protection Civile de Biasca, où il a pu rencontrer des personnes hébergées et ceux qui y travaillent, ainsi que le groupe de volontaires qui s’engagent depuis des années pour soulager le drame de ces personnes «qui ont faim en premier lieu de dignité et de respect». (apic/com/be)





