Liban: Kofi Annan invite à «gérer la situation avec grand soin»
Mise en garde suite à l’attentat à la voiture piégée
New York, 22 mars 2005 (Apic) «Nous faisons des progrès, mais il faudra gérer la situation avec un grand soin «. Tels sont les propos du secrétaire général de Nations Unies sur la crise libanaise. Propos contenus dans une déclaration rendue publique le 19 mars 2005 par son porte-parole.
Dans une déclaration le 19 mars 2005 le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan s’était déclaré très inquiet au sujet de l’attentat à la voiture piégée perpétré tôt dans la matinée du 19 mars à Beyrouth. Cet attentat a fait 11 blessés. Le secrétaire général s’est déclaré «profondément préoccupé par la montée de la tension au Liban» et a engagé toutes les parties concernées à «faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver la stabilité et l’unité nationale du pays».
Peu après minuit, l’explosion d’une bombe dans la zone chrétienne de Djeide avait causé le 19 mars 2005 des dégâts et provoqué la panique chez les résidents. Il s’agit du premier épisode de violence depuis le 14 février 2005, rapporte l’agence catholique Misna dans son édition du 19 mars 2005, date à laquelle une voiture piégée a tué l’ancien premier ministre Rafic Hariri et 9 autres personnes. Les imposantes manifestations anti-syriennes ont poussé le gouvernement de Damas à annoncer le retrait de ses soldats, présents au Liban depuis plus de 25 ans.
S’exprimant sur la question du retrait des forces syriennes du Liban, le secrétaire général de l’Onu a précisé qu’il faut soigneusement le planifier avec l’armée libanaise, afin de combler le vide créé. Kofi Annan a indiqué le 21 mars 2005 qu’il espérait pouvoir communiquer le rapport d’enquête sur l’attentat à la bombe qui a causé notamment la mort de l’ex-premier ministre libanais, d’ici à jeudi 24 mars 2005.
En outre, Kofi Annan présentait le rapport qui porte sur la réforme des Nations Unies. Avec les points ci-après : développement, sécurité, droits humains et renouvellement des institutions. Selon ce document, les pays riches s’engageraient sur un calendrier en vue de consacrer 0,7% de leur Pib à l’aide au développement d’ici 2015. Les pays pauvres adopteraient d’ici 2006 un programme destiné à réduire l’extrême pauvreté de moitié, à assurer l’éducation primaire de tous les enfants et à atteindre d’autres objectifs de développement d’ici 2015. Les Etats doivent préparer l’après-protocole de Kyoto, dont la période d’engagement prend fin en 2012. (apic/dia/vb)




