Déçue de l’impuissance arabe dans la crise irakienne

Liban: La commission des Affaires étrangères se tourne vers le pape, comme ultime recours

Beyrouth, 12 mars 2003 (APIC) Déçue du bilan négatif des conférences qui se sont tenues récemment sur la crise irakienne – sommets de Charm el-Cheikh, des non-alignés et de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), – la commission parlementaire libanaise des Affaires étrangères se tourne vers le pape Jean Paul II. Elle désire rendre hommage à ses prises de position et l’assurer du soutien des Arabes.

Déçue de l’impuissance des chefs d’Etat arabes une nouvelle fois démontrée, la commission parlementaire libanaise des Affaires étrangères a en effet proposé au Comité arabe de suivi, issu du sommet de Charm el- Cheikh, de se rendre à Rome. La commission que préside Ali el-Khalil a évalué mardi au cours de sa réunion tenue en présence du chef de la diplomatie, Mahmoud Hammoud, les prises de position arabes par rapport à la crise irakienne.

Elle a constaté que les résultats des trois derniers sommets «se ressemblent aussi bien au niveau de leur contenu que de l’absence de tout engagement à mettre en application leurs résolutions», rapporte mercredi le quotidien libanais «L’Orient-Le Jour». Les sommets en question ne sont pas à la hauteur des démarches et des prises de position internationales hostiles à la guerre, a déclaré Ali el-Khalil.

Après avoir rappelé les propos courageux du pape Jean Paul II au sujet d’une attaque contre l’Irak, Ali el-Khalil a indiqué que la commission a proposé au Comité arabe de suivi, issu du sommet de Charm el- Cheikh, de se rendre auprès du souverain pontife pour le remercier pour ses prises de position contre la guerre. (apic/orj/be)

12 mars 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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