Il sème les graines de la révolution et de la violence

Liban: Le patriarche maronite dénonce le régime au pouvoir à Beyrouth

Beyrouth, 1er décembre 2003 (Apic) Le patriarche maronite du Liban a une nouvelle fois vivement dénoncé le régime au pouvoir à Beyrouth. Dans son homélie dominicale prononcée au siège patriarcal de Bkerké, situé non loin de la capitale libanaise, le cardinal Nasrallah Sfeir a affirmé que l’attitude des gouvernants «sème les graines de la révolution et de la violence».

«Quand les gouvernants ignorent et méprisent les droits de l’homme et quand ils ne recherchent que leurs intérêts personnels aux dépens de la chose publique, ils ne font que semer les graines de la révolution et de la violence», a-t-il lancé en présence des fidèles rassemblés à Bkerké.

La main d’oeuvre étrangère bon marché dans le collimateur

Le patriarche maronite, commentant l’encyclique du pape Jean XXIII «Pacem in Terris», a estimé qu’il est «difficile de bâtir un système démocratique véritable basé sur les institutions après six longues années d’absence de souveraineté». Qualifiant le chômage endémique qui frappe le pays de «plaie de la société libanaise d’aujourd’hui» et «d’antichambre du Diable», le cardinal Sfeir a relevé qu’il pousse de nombreux jeunes Libanais à émigrer.

Fustigeant ceux qui emploient des travailleurs immigrés sous prétexte que la main d’oeuvre étrangère est meilleur marché que la force de travail libanaise, le chef de l’Eglise maronite a souligné qu’ils «portent atteinte à l’économie du pays et ne font ainsi que refuser de contribuer à la vie nationale». (apic/orj/be)

1 décembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!