Liban: Les chrétiens se préparent pour la béatification du Père capucin Jacques Haddad

«Un événement d’unité» pour le peuple libanais

Beyrouth, 18 juin 2008 (Apic) Les chrétiens libanais se préparent pour la cérémonie de béatification du Père capucin Jacques Haddad, fondateur des Franciscaines de la Croix du Liban, qui sera célébrée le dimanche 22 juin prochain sur la Place des Martyrs, à Beyrouth. Originaire de Ghazir, dans le Kesrouan, le Père Haddad (1875-1954) ou plus familièrement «Abouna Yaacoub», est considéré comme «le saint Vincent de Paul libanais». Il a travaillé sans relâche pour les pauvres et les malades, quelles que soient leur nationalité et leur religion, fondant des hôpitaux, des hospices et des écoles à travers le pays.

La messe sera concélébrée par le préfet de la congrégation romaine pour les causes des saints, le cardinal José Saraiva Martins, et le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Pierre Sfeir. Cette grande cérémonie à laquelle sont attendus quelque 15’000 participants – chrétiens et non chrétiens – sur la Place des Martyrs, il n’y a pas si longtemps théâtre de manifestations politiques, devrait être «un événement d’unité» pour le peuple libanais. C’est en tout cas ce qu’espère Marie Makhlouf, supérieure générale des Franciscaines de la Croix du Liban.

Les cloches sonneront ce dimanche matin dans les rues de la capitale libanaise pour fêter cet événement auquel sont attendus le nouveau président libanais, Michel Sleiman, et de nombreuses autres personnalités chrétiennes et musulmanes. JB

Biographie

Le Père Jacques Haddad a fondé la Congrégation des Franciscaines de la Croix du Liban en 1930. Capucin libanais né à Ghazir en 1875, ordonné prêtre en 1901, décédé en 1954, il a été déclaré vénérable en 1992. Durant la Première Guerre mondiale, il se met à organiser les secours pour la population du Liban meurtrie par la guerre, la famine, et le typhus. Il crée les centres «Soupe Populaire» pour donner des repas aux pauvres. Il fonde des fraternités du Tiers Ordre Franciscain séculier, et construit à leur intention, à Jall Eddib, une chapelle et un lieu de rassemblement sur lequel il élève une grande croix en mémoire des morts de la guerre. Plus tard, en 1926, ce lieu accueillera le premier prêtre âgé qui sera suivi par d’autres prêtres infirmes et délaissés. Attentif aux besoins de la société libanaise de son temps ravagée par les misères de toutes sortes, il se met à l’oeuvre avec l’aide de ses premières religieuses. Il leur fixa un idéal très précis: «Allez vers la Croix par la prière, le sacrifice et l’amour; et allez vers les hommes, images du Crucifié en donnant votre préférence aux plus déshérités». Mort en odeur de sainteté le 26 juin 1954, il est enseveli à Notre Dame de la Mer «Deir Al Salib». (apic/cns/com/be)

18 juin 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!