Une première
Liban: Les laïcs catholiques du Moyen-Orient tiennent leur Congrès à Beyrouth
Beyrouth, 10 juin 1997 (APIC) Quelque 200 représentants des laïcs catholiques du Moyen-Orient sont pour la première fois réunis en Congrès à Beyrouth, au Liban. Cette rencontre de quatre jours, qui s’est ouverte le 10 juin, est organisée par le Conseil pontifical des Laïcs pour favoriser la réflexion des laïcs de cette région sur leur mission propre dans un contexte multiculturel et interreligieux. Ce Congrès prendra fin le 14 juin.
Le Congrès réunit des délégués du Liban, de Syrie de Jordanie, des Territoires Palestiniens, d’Egypte et d’Irak, entourés de leurs évêques respectifs, ainsi que de prêtres, religieux et religieuses. Plusieurs hauts responsables des communautés catholiques de différents rites étaient présents dès l’ouverture des travaux : les patriarches Nasrallah Pierre Sfeir pour les maronites (Bkerké/Liban), Raphael Bidawid pour les chaldéens (Bagdad/Irak), Stéphanos II Ghattas pour les coptes (Alexandrie) et Michel Sabbah (Jérusalem) pour les latins. Mgr J. Francis Stafford, président du Conseil pontifical pour les Laïcs, préside l’assemblée. Il est arrivé à Beyrouth avec de nombreux collaborateurs.
D’autres personnalités religieuses ont été invitées comme observateurs : des responsables catholiques de Chypre, d’Arabie et du Maghreb ; des représentants orthodoxes et des délégués du Conseil des Eglises du Moyen Orient; des responsables des communautés sunnites, chiites et druzes, engagés dans le dialogue islamo-chrétien au Liban.
Le message du pape
Dans son message aux participants, Jean-Paul II salue cette initiative qui permet aux laïcs «de partager leurs expériences et de réfléchir sur leurs engagements». Le pape en espère une meilleure collaboration entre les communautés catholiques de rites différents, une solidarité renforcée avec les communautés orthodoxes, un regain de solidarité envers les communautés catholiques minoritaires ou vivant dans des situations plus difficiles. Le pape demande aussi aux catholiques du Moyen-Orient d’être «les premiers protagonistes d’un dialogue interreligieux concret avec les croyants des grandes religions monothéistes», qui vivent à leurs côtés.
Le Congrès a lieu un mois après la visite de Jean-Paul II au Liban et un an après l’exhortation apostolique suivant le Synode de 1995 sur le Liban. Ce document intéressera tous les catholiques du Moyen-Orient, note le pape: il a de quoi raviver leur confiance et donner un élan nouveau à leur témoignage en vue d’une «nouvelle évangélisation».
A l’approche du Jubilé de l’an 2000, le Congrès est aussi l’occasion de redécouvrir la mission qui incombe à tous les baptisés, dit le pape. Elle les invite à se soutenir «pour être des chrétiens responsables, des artisans de paix, de dialogue et de réconciliation» et pour «mettre leurs talents et leurs capacités professionnelles au service de leurs concitoyens». Le pape conclut son message en présentant les laïcs comme «les partenaires indispensables de l’annonce de la Bonne Nouvelle, capables de prendre leur part de responsabilité dans la vie et le développement des communautés chrétiennes». Il salue spécialement «le rôle joué par les femmes», pour lesquelles il réclame aussi «des participations plus importantes et des responsabilités dans les décisions ecclésiales». (apic/cip/bol/pr)



