Ils étaient près de 20’000 après la fondation d’Israël
Liban: Moins d’une centaine de juifs libanais demeurent au pays
Beyrouth, 11 février 2008 (Apic) Parti sur les traces de la communauté israélite du Liban, le journaliste libanais Mahmoud Harb découvre que moins d’une centaine de juifs libanais demeurent aujourd’hui au «pays des cèdres». Après la fondation de l’Etat d’Israël en 1948, Beyrouth était pourtant la seule capitale arabe à voir sa communauté juive s’agrandir.
Aujourd’hui, la situation est bien différente: centre spirituel de la communauté juive à Beyrouth, la synagogue Maghen Abraham construite en 1925 fut occupée durant la guerre par la milice chiite Amal. Délabrée, c’est le dernier vestige de ce qui fut le florissant quartier juif de Wadi Abou Jmil.
Beyrouth, naguère ville refuge pour les juifs de la région – qui regroupait près de 20’000 juifs en 1948 – n’en compte plus désormais que quelques dizaines d’israélites, note Mahmoud Harb dans l’édition de lundi 11 février du quotidien beyrouthin «L’Orient-Le Jour»
Terrorisés par la confusion ambiante entre israélites et Israéliens, entre juifs et «sionistes», chassés par les violences de la guerre civile, la plupart des juifs libanais ont pris de gré ou de force les sentiers de l’exil. C’est ainsi qu’ils se sont disséminés à travers le monde, écrit le journaliste de «L’Orient-Le Jour» parti sur les traces de la communauté juive locale dont l’histoire se confond avec celle de l’âge d’or de Beyrouth.
Le départ du Liban de cette communauté – pour l’essentiel non pas vers Israël mais vers la France, l’Italie, les Etats-Unis et le Canada – ne s’est faite que plus tard au moment des guerres civiles de 1958 et 1975, démontrant l’intégration de ses membres à la société libanaise et leur désir de ne pas quitter leur patrie. Les Juifs du Liban appartenaient traditionnellement à la communauté mizrahi – des juifs orientaux – existant depuis près de 2000 ans sur le territoire du Liban actuel. (apic/orj/be)



