Ouverture en présence de délégués musulmans
Liban: Premier synode de l’Eglise maronite depuis 150 ans
Beyrouth, 4 juin 2004 (Apic) Le premier synode de l’Eglise maronite depuis 150 ans s’est ouvert dimanche dernier au siège patriarcal de Bkerké, au Liban, à l’enseigne du pardon, indique mercredi Radio Vatican.
Les travaux ont été ouverts par le patriarche d’Antioche des Maronite, le cardinal Nasrallah Pierre Sfeir, devant dix mille personnes. Ils se poursuivront jusqu’à la troisième semaine de juin, en présence entre autres de quelques délégués musulmans, sunnites, chiites et druzes.
Dans son allocution d’ouverture, se référant à l’exhortation apostolique de Jean Paul II sur l’Eglise au Liban; le cardinal Sfeir a expliqué le motif de ce synode patriarcal: une «marche prophétique et courageuse» qui permettra à l’Eglise de «purifier sa mémoire grâce au pardon». Une allusion aux conséquences psychologiques de la longue guerre (1975-1990) qui a laissé dans beaucoup d’âmes des «signes de la violence, de la haine et le désir de vengeance».
Devant un auditoire où se côtoyaient ministres, députés et autres personnalités, le patriarche a souligné la nécessité de «prendre des initiatives courageuses, prophétiques, en vue du pardon et de la purification de la mémoire».
Le patriarche a en outre mis en évidence les racines historiques de l’Eglise maronite, qui la rend proche des autres Eglises orientales et de l’Eglise orthodoxe. «Le synode, a-t-il dit, pourrait mettre en lumière ce patrimoine commun, au service d’un rapprochement oecuménique».
Les travaux du synode ont commencé en présence de quelque 300 membres, clergé et laïcs. La seconde semaine sera consacrée à une retraite spirituelle des évêques maronites. (apic/zn/pr)



