Expression de la solidarité féminine

Liberia: Une équipe œcuménique internationale en visite du 27 juillet au 2 août

Monrovia, 27 septembre 2000 (APIC) Du 27 juillet au 2 août, une équipe œcuménique internationale de cinq femmes s’est rendue au Liberia pour s’informer de la situation des femmes et des enfants au sortir de la guerre et pour exprimer leur solidarité. Cette visite a été organisée par le Conseil œcuménique des Eglises (COE), l’Alliance mondiale des Unions chrétiennes féminines (UCF), la Conférence des Eglise de toute l’Afrique (CETA) et la Fédération luthérienne mondiale (FLM).

Une équipe œcuménique internationale de cinq femmes s’est rendue au Liberia du 27 juillet au 2 août. La fête d’adieu, qui s’est déroulé dans la salle de réunions du siège des Unions chrétiennes féminines (UCF), a regroupé bon nombre de personnes: Christiana Davies, présidente des UCF du Liberia, l’avocate Elizabeth Boyenneh, qui, pour la première fois dans l’histoire juridique du Liberia, tente d’engager une action en justice pour une affaire de viol, ou encore les représentantes de l’Alliance panafricaine des femmes chrétiennes (PACWA). «Par leur vie, chacune de ces femmes est une héroïne», a déclaré l’équipe œcuménique internationale.

Le siège des UCF, dans lequel s’est déroulé la fête, a été pillé et détruit pendant la guerre, en 1990 – au début des hostilités – et en 1996. «Nous venions tout juste d’entreprendre les travaux de rénovation lorsque la maison a de nouveau été attaquée et pillée», a expliqué Christina Davies. En tant que présidente des UCF, elle a veillé sur cette maison pendant la guerre et elle doit la défendre aujourd’hui contre les spéculateurs immobiliers. «Les UCF ont besoin d’un foyer», a-t-elle lancé avec détermination.

Cours organisés pour les femmes

Des cours de cuisine, de couture, de fabrication de pain, d’écriture et d’arithmétique sont proposés par les UCF. Actuellement, une soixante de femmes suivent ce programme. Pour beaucoup d’entre elles, c’est une chance de trouver un emploi afin de nourrir leur famille. Pour les femmes du camp de VOA 1 et du Centre de réfugiés de Banjor, apprendre à écrire et à compter est le premier pas vers l’indépendance financière.

«Au Centre de réfugiés de Banjor, nous recherchons l’égalité de traitement et le même droit à l’éducation pour tous», a déclaré James L. Tommy, formateur engagé par les UCF. Les cours sont très demandés, à VOA 1 comme à Banjor, mais les possibilités sont limitées faute de soutien financier.

La «Décennie vaincre la violence»

Lors de la huitième Assemblé du COE à Harare, au Zimbabwe, les délégués, qui représentaient plus de 300 Eglises membres du COE, ont décidé la proclamation d’une «Décennie vaincre la violence». L’Assemblée a déclaré que «le COE devrait adopter avec les Eglises une stratégie visant à créer une culture de la non-violence». La Décennie sera inaugurée en février 2001. (apic/coe/fm)

27 septembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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