La mobilisation se poursuit
Libreville: 14 pays réagissent contre le trafic des enfants en Afrique noire
Libreville, 20 mars (APIC) Quatorze pays de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique centrale, concernés par le trafic des enfants, se sont engagés à Libreville, au Gabon, à combattre ce fléau. Ce phénomène «monte en puissance» dans le continent où les agents de sécurité (police, gendarmes, douanes) frontalières sont de plus en plus confrontés à des réseaux organisés.
«Notre réponse à cette situation doit être concertée, non seulement au niveau des pays et des états, mais aussi au niveau des différents acteurs sur le terrain pour répondre par un réseau adapté contre ces trafiquants», a déclaré un responsable de l’UNICEF, Grégoire Michel.
A l’issue de trois jours de travaux, la semaine dernière, les participants ont réaffirmé leur volonté de combattre radicalement le trafic d’enfants. Ils ont convenu de durcissant les sanctions pénales en vigueur dans leurs pays respectifs contre ceux qui se livrent à cette pratique, de former plus efficacement leurs polices des frontières.
Les pays d’Afrique occidentale et centrale s’étaient déjà réunis, il y a deux ans, dans la capitale gabonaise pour débattre du même sujet. La rencontre de cette semaine avait pour but de «finaliser les travaux entamés» en 2000 afin d’en finir avec «les esclavagistes juvéniles» des temps modernes.
Le Gabon et la Côte-d’Ivoire sont considérés comme les points de chute des trafiquants d’enfants, à cause de leur richesse naturelle. Ils emploient beaucoup d’enfants dans les champs de production agricole de bananes, notamment. (apic/ibc/pr)



