Pour une corporation ecclésiastique de droit public

Liechtenstein: L’Association pour une Eglise ouverte dit non à la séparation Eglise-Etat

Vaduz,

(APIC) L’Association pour une Eglise ouverte au Liechtenstein rejette le projet du Prince Hans-Adam II de séparation complète de l’Eglise et de l’Etat dans la principauté. L’association appelle le parlement, le gouvernement, le prince et l’archevêque a élaborer plutôt une nouvelle législation régissant les relations entre l’Etat et les religions.

L’ombre de «l’affaire Haas» continue de planer sur le Liechtenstein, la base souhaite en fait maintenir la protection de l’Etat face au pouvoir trop exclusif de l’archevêque de Vaduz. Pour l’Association il faut aussi éviter que l’archidiocèse ne tombe financièrement sous la coupe de quelques gros donateurs.

Selon l’Association il convient de poursuivre le partenariat développé entre l’Etat et l’Eglise catholique du temps où la principauté faisait partie du diocèse de Coire. Pour cela il faut maintenir l’article constitutionnel qui prévoit que l’Eglise catholique est l’Eglise nationale du Liechtenstein et, qu’à ce titre, elle bénéficie de la pleine protection de l’Etat. Les autres confessions et religions devraient quant à elles également obtenir un statut de droit public pour autant qu’elles soient gérées de manière démocratique et que leurs comptes soient publiés.

Au Liechtenstein les paroisses et les communes sont historiquement étroitement liées. Pour l’Association une séparation ne peut se faire qu’au travers de la création d’une corporation ecclésiastique chargée du financement et de l’administration de l’Eglise catholique, comme cela existe dans la majorité des cantons suisses.

Quant à l’idée d’un concordat entre le Saint-Siège et le Liechtenstein, l’Association l’a pratiquement abandonné car elle ne voit que peu d’espoir d’arriver par ce moyen à une solution acceptable par tous. En outre la signature d’un concordat signifierait la reconnaissance définitive de la création de l’archevêché de Vaduz faite, aux yeux de l’association, en violation du droit international et de la Constitution du Liechtenstein. (apic/com/wm/mp)

24 février 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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