La majorité du parlement s’y oppose
Liechtenstein: La création de l’archidiocèse mérite-t-il une modification de la Constitution?
Vaduz, 22 juin 1998 (APIC) Le parlement de la Principauté du Liechtenstein vient de refuser une modification de la Constitution qui aurait permis de tenir compte de l’érection d’un archidiocèse de la part du Saint-Siège. Cette modification, souhaitée par le gouvernement, aurait constitué la base constitutionnelle pour «désenchevêtrer» les relations entre l’Etat et l’Eglise.
Le parlement liechtensteinois s’est également opposé à la volonté du gouvernement qui proposait la conclusion d’une convention diocésaine, préférable, à ses yeux, à l’établissement d’un concordat.
Interprétant le résultat des votes émis par le parlement, les observateurs de la vie politique et religieuse de la Principauté estiment que les députés ne sont pas pressés de trouver une solution concernant la création récente de l’archidiocèse pour Mgr Wolfgang Haas, ancien évêque de Coire. «Nous ne pouvons tout de même pas modifier la Constitution chaque fois que quelqu’un se met en travers de notre route», a déclaré le député Walter Hartmann, membre de l’Union patriotique, en exprimant l’avis de la majorité des députés.
Peter Wolff, président du parlement, s’est exprimé avec véhémence contre la modification constitutionnelle proposée: «Ne pas entrer en matière sur ce point n’empêchera nullement le gouvernement de trouver une solution acceptable pour l’Eglise et l’Etat mais en se contentant de la Constitution actuelle».
Seuls 3 députés ont accepté la proposition gouvernementale de mandater une commission chargée de préparer une modification constitutionnelle dont le but serait d’enlever certains privilèges accordés à l’Eglise catholique romaine.
La majorité des députés ont refusé enfin d’entrer en matière sur les prétentions gouvernementales de conclure une convention diocésaine. Plusieurs députés préféreraient nettement l’élaboration d’un concordat.
Le rapport gouvernemental contenait des propositions concrètes sur la procédure à suivre. Il précisait qu’il faut choisir une solution locale qui ne doit pas être une séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais plutôt une sorte de désenchevêtrement des deux institutions. C’est dans ce but que le gouvernement voulait inscrire de nouveaux principes dans la Constitution qui seraient ensuite concrétisés dans une loi valable pour toutes les communautés religieuses reconnues. (apic/wm/ba)




