La paroisse de Röschenz doit se séparer de l’abbé Sabo

Liestal: Les instances ecclésiastiques de Bâle-Campagne ont finalement tranché

Liestal, 7 juin 2006 (Apic) Liestal: Les instances ecclésiastiques de Bâle-Campagne ont finalement tranché. Telle est la décision prise le 31 mai par les instances ecclésiastiques catholiques de Bâle-Campagne, et rendue publique le 7 juin à Liestal.

Au terme d’un examen approfondi, à partir des dossiers, documents et prises de position, et après avoir pris connaissance du rapport d’expert qu’il avait commandé, le Conseil de l’Eglise cantonale a conclu que la poursuite de l’engagement de Franz Sabo à la paroisse de Röschenz était illégale. Il est également d’avis que le retrait de la mission canonique par l’évêque de Bâle était conforme au droit ecclésiastique cantonal, a affirmé son président Peter Zwick. Il demande donc à la paroisse de Röschenz de rompre ses relations de travail avec le prêtre. Le Conseil avait commandé auprès du professeur de droit Felix Hafner un rapport d’expert sur les droits des instances ecclésiastiques cantonales et de la paroisse, en rapport avec l’affaire Röschenz.

Malgré le retrait de la mission canonique de l’abbé Sabo par Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, la paroisse de Röschenz avait maintenu en fonction le prêtre. Or, selon le droit ecclésiastique cantonal, l’obtention de la mission canonique est indispensable pour tous les agents pastoraux voulant oeuvrer en pastorale. Son retrait signifie donc la fin des rapports de travail.

Après l’échec du chemin de réconciliation entre les instances diocésaines et la paroisse de Röschenz, celle-ci avait-elle le droit d’engager l’abbé Sabo malgré le retrait de la mission canonique? C’est à cette question qu’a ensuite été confronté le Conseil de l’Eglise cantonale en tant qu’instance de surveillance. Après une étude approfondie, en comparant les droits ecclésiastique et canonique, le Conseil est arrivé à la conclusion que le retrait de la mission canonique devait obligatoirement entraîner la rupture des relations de travail entre l’abbé Sabo et la paroisse de Röschenz.

Retrait de la mission prématuré

Mais dans un premier temps, le retrait de la mission canonique, le 9 février 2005, était peut-être conforme au droit canonique, mais ne respectait pas le droit constitutionnel d’être entendu, du fait que Franz Sabo n’avait jamais eu l’occasion de s’exprimer sur cette mesure qui planait sur lui. La paroisse de Röschenz, à ce moment-là, n’était donc pas tenue de se séparer de son prêtre.

Par la suite, en juillet et en septembre de la même année, deux rencontres ont eu lieu entre Mgr Kurt Koch et Franz Sabo, durant lesquelles les positions ont pu s’exprimer. L’évêque de Bâle a adouci sa mesure en accordant un délai de réflexion de six mois à l’abbé Sabo. Cela est donc un signe, selon le Conseil de l’Eglise cantonale, que Mgr Koch a écouté le prêtre avant de prendre sa décision.

En présentant ses conclusions devant la presse, le 7 juin à Liestal, le Conseil de l’Eglise cantonale a également révélé que la voie de la réconciliation avait été abandonnée en mars 2006 du fait que l’abbé Sabo n’avait pas répondu à sa dernière lettre.

La paroisse de Röschenz peut maintenant recourir dans les dix jours contre cette décision auprès des instances judiciaires de Bâle-Campagne, ou alors procéder à la rupture des relations de travail avec l’abbé Sabo. Ce sera à elle seule de se prononcer. Il n’appartient pas au Conseil de l’Eglise cantonale, selon Peter Zwick, de licencier directement le prêtre, car il est une instance de surveillance et non d’exécution. (apic/com/hagi/gs/bb)

7 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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