4000 Européens, chrétiens ou non, sont déjà inscrits
Lille: Fête du centenaire des Semaines Sociales de France du 23 au 26 septembre
Lille, 3 septembre 2004 (Apic) Les Semaines sociales de France fêtent cette année leur centenaire. Tous les Européens sont invités à fêter cet événement du 23 au 26 septembre à Lille. Plus de 4’000, chrétiens ou non, sont déjà inscrits.
Les participants à cette rencontre du centenaire aborderont le thème «L’Europe, une société à inventer». Près de 85 personnalités prestigieuses sont annoncées par les organisateurs, parmi lesquelles Martine Aubry, Jacques Barrot, Jean Boissonnat, Michel Camdessus, Mgr Defois, Jacques Delors, le Cardinal Etchegaray, Bronislaw Geremek, Jean-Claude Juncker, Pierre Mauroy, Philippe Morillon, Romano Prodi, René Rémond, Andrea Riccardi et Jacques Voisin.
«Du développement durable à la famille ou la liberté de conscience, les participants sont invités à répondre aux grands défis de la construction d’une société européenne à 25 en partageant leurs expériences vécues et en proposant de nouvelles initiatives», indiquent les organisateurs sur le site internet de l’Eglise catholique de France.
Les inscriptions par courriel sont ouvertes jusqu’au 15 septembre, puis auront lieu sur place, à Lille Grand Palais à partir du 23 septembre et pendant la rencontre. BB
Pratique: inscriptions en ligne avant le 15 septembre http://www.ssf2004.org.
Informations sur le site internet http://www.ssf-fr.org
Encadré
But à l’origine: faire connaître la pensée sociale de l’Eglise
Les Semaines Sociales de France sont nées en 1904 à l’initiative de deux catholiques laïcs, le Lyonnais Marius Gonin et le Lillois Adéodat Boissard. Leur but: faire connaître la pensée sociale de l’Eglise, l’appliquer et l’adapter aux problèmes de l’époque, et améliorer la condition ouvrière, dénoncée comme inhumaine par le Pape Léon XIII dans son encyclique «Rerum Novarum» (1891).
Les Semaines Sociales de France ont tenu leur première rencontre à Lyon en 1904, avec 450 participants. Elles ont tenu des sessions plus spécialisées entre les deux guerres, traitant également des sujets liés aux grandes inquiétudes de l’époque, notamment la paix et la démocratie. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les Semaines Sociales ont traité les grands sujets de société, avec une optique économique plus prononcée, notamment les problèmes du Tiers Monde et les phénomènes de socialisation. En termes d’audience, elles ont culminé à Lyon, en 1964, avec 5’400 participants.
A la suite des crises de l’Action Catholique, du syndicalisme chrétien, et des forces politiques qui se rattachaient au courant de la démocratie chrétienne, les Semaines Sociales connaissent une éclipse dans les années 70, avant de renaître au milieu des années 80. Elles retrouvent leur rythme annuel à partir de 1995, avec une participation qui dépasse chaque année 2’000 personnes, indiquent les Semaines sociales de France sur leur site internet. (apic/com/bb)



