La Suisse n’échappe pas à la vigilance d’Amnesty International qui dénonce plusieurs cas, durant ces dernières années, de brutalités policières et d’usage abusif de la force, de mauvais traitements infligés par des policiers sur la voie publique et dans des postes de police. Elle dénonce également l’absence de certaines garanties fondamentales contre les mauvais traitements en garde à vue. Le caractère insatisfaisant de certaines enquêtes pénales et administratives sur des allégations de brutalités policières. Des cas de décès. Des usages abusifs de la force et des méthodes de contrainte dangereuses et dégradantes, signalés dans le cadre d’opérations d’expulsion forcée.

Londres/ Lausanne : Amnesty dénonce des violences policières en Suisse

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies confirme le bilan suisse dressé par Amnesty International. Le Comité s’est déclaré, le 2 novembre, profondément préoccupé par les cas de brutalités policières signalées sur des personnes appréhendées et détenues, en relevant qu’il s’agissait souvent d’étrangers. Il a également déploré le fait que de nombreux cantons ne possédaient pas de mécanisme d’enquête indépendant sur les violences imputable à la police.

Le Comité a demandé à la Suisse de veiller à ce que soient établis, dans tous les cantons, des organes indépendants ayant autorité pour recevoir toutes les plaintes faisant état d’usage abusif de la force ou d’autres abus de pouvoir imputés à la police, et pour enquêter efficacement sur ces plaintes. Il a demandé au gouvernement de lui rendre compte dans un délai de douze mois des mesures prises en vue d’appliquer ses recommandations en la matière. (apic/afp/sh)

8 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!