Londres:Les frais de réception des évêques anglicans ne sont pas dispendieux
Les chiffres sont trompeurs, affirme le «Daily Telegraph»
Londres, 11 décembre 2003 (Apic) A première vue, les presque 407’000 livres de frais de réception dépensés l’année dernière par les évêques de l’Eglise d’Angleterre semblent énormes. Ces chiffres accréditent le cliché de prélats occupés à sabler le champagne et à manger le caviar à la louche, écrit le «Daily Telegraph», qui prend la défense des évêques
406’734 livres de frais de réception par année dépensées par les évêchés de l’Eglise d’Angleterre paraissent élevés. Pourtant si l’on y regarde de plus près, écrit le «Daily Telegraph» du 9 décembre, qui prend ainsi la défense des dignitaires de l’Eglise d’Angleterre – anglicane -, «on voit que les évêques et archevêques mènent aujourd’hui un train de vie tout à fait modeste par rapport aux personnages publics du royaume».
En effet, poursuit le quotidien, si l’on divise la somme totale par le nombre de prélats, soit 113, la moyenne par évêque et archevêque ne s’élève plus qu’à 3’600 livres pour les frais de réception de chacun en 2002.
Le quotidien considère que «compte tenu du nombre de réceptions qu’un prélat moderne doit organiser: «garden parties», «breakfast» matinaux, petites collations vin/fromage pour les réunions de charité locales, ainsi que les réceptions du clergé d’outre mer», ce n’est pas cher payé.
Même l’archevêque de Canterbury qui, dans l’ordre de préséance, se trouve au sommet des personnalités n’appartenant pas à la famille royale d’Angleterre, s’efforce de dépenser moins de 42’000 livres pour ses obligations sociales.
Détail piquant: on apprend que «son inférieur, le Premier ministre Tony Blair, qui vient trois rangs derrière lui dans l’échelle des préséances, dépense presque deux fois ce montant en réceptions chaque année», compare le Daily Telegraph, qui poursuit: «Les arguments affirmant que l’Eglise d’Angleterre emploie trop d’évêques pour s’occuper de leurs ouailles ne manqueront pas de refaire surface. Mais il est clair que ces prélats ont compté chaque penny très parcimonieusement».
Il fut un temps «où les responsables religieux pouvaient changer l’eau en vin et nourrir 5’000 personnes avec cinq pains et deux poissons. Mais aujourd’hui il est impossible de ne pas servir d’alcool et il faut bien payer les traiteurs», conclut le quotidien, très pragmatique (apic/telegraph/vb)



