Le président de l’Académie pontificale pour la vie condamne
Londres: Production au Royaume-Uni d’un embryon humain portant l’ADN de deux mères
Rome, 9 septembre 2005 (Apic) Mgr Elio Sgreccia, président de l’Accadémie pontificale pour la vie, a condamné la production en Grande Bretagne d’un embryon humain portant l’ADN de deux mères.
«Un vrai clonage va être effectué, l’embryon sur lequel est prélevé un noyau est supprimé et on va créer un nouvel embryon implanté à une femme qui devient une mère de substitution. Tout cela constitue une succession de violations qui, du point de vue de la morale, et pas seulement catholique, est condamnable», a affirmé Mgr Elio Sgreccia. Sur les ondes de Radio Vatican. Selon lui, «il s’agit d’une véritable expérience dont le succès reste à prouver».
Les chercheurs de l’université britannique de Newcastle ont reçu le 8 septembre l’autorisation pour transférer le noyau d’un embryon produit par un homme et une femme dans l’ovule non fertilisé d’une autre femme.
Ces travaux ont pour but de trouver une solution aux maladies mitochondriales. Ces maladies sont dues à la présence d’un ADN défectueux dans les mitochondries, le «moteur» des cellules du corps humain, à qui elles fournissent l’énergie nécessaire à leur développement.
En février dernier, le Saint-Siège s’était dit satisfait d’un vote par l’ONU en faveur de l’interdiction de la recherche sur des cellules souches embryonnaires et contre toute forme de clonage.
Favorable à la recherche scientifique et reconnaissant que la greffe de cellules souches adultes (qui ne soulève aucune question éthique) a sauvé des milliers de vies, le Saint-Siège est en revanche opposé au clonage de l’embryon, considéré par certains comme une source potentielle de cellules souches.
Ainsi, pour le Saint-Siège, le clonage d’embryons restait problématique, aussi bien au niveau scientifique qu’éthique. (apic/imedia/hy/pr)



