Fribourg: Prier – Témoigner a un aussi un programme adapté aux jeunes
Lorsque l’emballage convient, le message passe d’autant mieux
Fribourg, 9 novembre 2014 (Apic) Depuis une dizaine d’années, le rassemblement «Prier – Témoigner», à Fribourg, fait face à un important afflux de jeunes, et même de très jeunes. Des animateurs en paroisses et des responsables de mouvements inscrivent la manifestation dans leur programme d’activités ou en préparation à la confirmation. Afin de répondre au mieux à ces centaines d’adolescents, les organisateurs ont mis en place un programme spécial pour les jeunes.
Ainsi, les 13 à 15 ans vivent chaque année des animations adaptées à leur âge – et à leur langage – notamment dans la grande salle du Cycle d’orientation de Jolimont.
«Ce rajeunissement nous avait surpris au milieu des années 2000», affirme à l’Apic Claude Schenker, organisateur principal de la manifestation. «Nous avons alors décidé de mettre sur pied un programme adapté aux jeunes, mais aussi avec des temps communs avec l’ensemble des participants». Les animations spéciales ont pour but de «leur faire connaître le Christ, dans le cadre de ce que nous appelons la ›Nouvelle évangélisation’. Nous faisons appel à des témoins – jeunes et aussi parfois moins jeunes – dont le parcours de vie et le langage touchent les adolescents».
250 jeunes en compagnie d’Alain Auderset
Samedi 8 novembre, ils étaient ainsi 250 (animateurs compris) à quitter l’Aula de l’université vers 16h pour se rendre à l’école voisine de Jolimont, où les attendait l’auteur de bandes dessinées Alain Auderset, 46 ans, jeans troués, foulard «pirate» sur la tête et tee-shirt noir avec le message «Brebis croyant pouvoir se passer de leur berger». Durant une heure et demie de spectacle et de témoignage, il lancera ses appels à la confiance et délivrera son message de foi par tous les moyens à sa disposition: musique avec son groupe rock, chant, bandes dessinées, dessins animés, sketch, et même une petite improvisation sur scène avec un jeune spectateur, qui lui rendra la réplique avec culot. Cette diversité de moyens aura toujours le même message, délivré avec humour et un sens inné de la répartie: Dieu est à tes côtés.
Le public, formé essentiellement de jeunes de moins de 15 ans, pas tous convaincus d’avance, rit, se lève, crie, frappe le rythme, répond aux questions et aux provocations du dessinateur-animateur. Le courant passe. Visiblement, Alain Auderset a l’habitude de communiquer avec une foule de jeunes et utilise même leur vivacité pour les faire participer au spectacle. L’emballage convient, le message d’amour et l’appel à la confiance en Dieu passe d’autant mieux.
«Les réactions du public dépendent beaucoup du milieu dans lequel je me trouve. Lorsque les jeunes oint choisi de venir à un spectacle, ils sont beaucoup plus réceptifs», souligne pour l’Apic Alain Auderset, au terme de sa prestation. «Ils ont toujours soif de questions spirituelles, mais souvent ils n’aiment pas l’emballage religieux. J’essaie donc de faire passer le message par des moyens qui leur parlent», affirme-t-il. «Les jeunes sont formatés par les médias. Ils ont accès à tout, atteignent rapidement leur rêve, mais remarquent ensuite que ça ne répondait pas à leur véritable soif». Alors que leur communiquer? «Je veux leur dire que Jésus est là pour eux, il peut les accompagner dans leur vie. Par la musique et le dessin, j’essaie de leur montrer le chemin vers Dieu. Même s’ils n’ont pas totalement confiance en lui, ils doivent savoir que ça vaut la peine de suivre Dieu.»
Message de foi sur musique pour jeunes
Puis, durant la soirée de samedi, les jeunes rejoindront l’Aula de l’université pour une animation ouverte à tous mais totalement adaptée à eux: un concert du groupe AdorA, de la région d’Annecy. Là également, l’emballage convient parfaitement pour leur faire passer un message de foi. Rapidement, l’espace juste devant la scène est occupé par plusieurs dizaines de jeunes qui dansent, chantent, crient et applaudissent à tout rompre.
Suivra, dans un calme atteint avec un peu de difficulté, le témoignage de Jean-Marie Elie Setbon, père de 8 enfants, juif converti au catholicisme en 2008, puis une marche aux flambeaux et une adoration à l’église Sainte-Thérèse. Il est 22h30. Certains adolescents se trouvent encore devant le Saint-Sacrement pour un temps d’adoration ou vont même se confesser auprès d’un prêtre. D’autres, moins habitués à ce type de rassemblements, sont descendus dans la salle inférieure pour boire un thé et manger des biscuits. Et pour échanger quelques commentaires sur le rassemblement: «Je suis exténué», «C’était bien, mais c’était long», «J’ai adoré le spectacle avec Alain Auderset», «J’ai pas tout compris ce qu’a dit le monsieur à l’aula», …
L’assemblée sera également séparée le dimanche matin. Les jeunes de 13 à 17 ans resteront à l’Aula de l’université pour entendre une série de témoignages, alors que les adultes se rendront dans des ateliers pour des temps de réflexion. (apic/bb)



