Une religieuse s’emploie à aider les jeunes à faire peau neuve

Los Angeles: Tatouages et « bonne société » ne font pas bon ménage

Los Angeles, 5 août 2003 (Apic) Les tatouages peuvent-ils contribuer à une certaine déviance chez les jeunes ? Une religieuse américaine âgée de 78 ans en est convaincue. Au point de créer un centre destiné à les effacer de la peau des jeunes qui le désirent. Pour faire peau neuve en quelque sorte.

Sa « thérapie » semble couronner de succès. Soeur June Wilkerson, la religieuse en question, a commencé en 1997, fort de sa conviction que tatouages et « bonne » société ne faisaient pas bon ménage. Et qu’un dessin gravé sur une peau relevait plus d’une déviance caractérisée que d’une expression artistique.

Aujourd’hui, conviction renforcée et chiffres à l’appui, elle dirige le « Providence Holy Cross Medical Center », à Mission Hill, à Los Angeles. Un centre très connu, de l’avis même du « The Tidings », l’hebdomadaire de l’archidiocèse de Los Angeles. Depuis 1998, 315 traitements sont ainsi fournis chaque année. 41% des jeunes retournent à l’école pour terminer leurs études; 59% d’entre eux ont trouvé un nouvel emploi, et presque 300 jeunes suivent actuellement un traitement.

Réinsertion sociale

La religieuse a commencé en assistant les jeunes hospitalisés victimes de traumatismes à la suite d’accrochage entre bandes rivales dans les différentes banlieues de cette ville de Californie.

Petit à petit, elle a constaté que le fait d’enlever les tatouages dessinés sur le corps des jeunes pouvait leur servir de soutien dans le cadre d’un programme de réinsertion sociale.

Un travail de pionnier a alors commencé en vue de trouver les fonds nécessaires à l’achat d’outillages coûteux. Mais avec des résultats encourageants, commente-t-on dans l’entourage de la religieuse. (apic/vd/pr)

5 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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