Lourdes: 3000 Romands à Lourdes pour «se laisser réconcilier avec Dieu»

Une atmosphère toujours emplie d’émotion

Par Jean-Brice Willemin, Service d’information catholique, Vaud, pour l’Apic

Lourdes, 24 mai 2007 (Apic) Le traditionnel pèlerinage interdiocésain de Suisse romande a commencé lundi 21 mai sous la présidence de Mgr Norbert Brunner, évêque de Sion. 300 malades romands 700 hospitaliers et hospitalières fidèles au rendez-vous.

Mgr Norbert Brunner, évêque de Sion, accompagne cette année les pèlerins de son canton, traditionnellement les plus nombreux à Lourdes. Lors de la messe célébrée à l’arrivée, Mgr Rémy Berchier, directeur de ce pèlerinage romand du mois de mai, vicaire général du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, a remercié les 300 malades venus de Suisse. Il a salué les 700 hospitalières et hospitaliers bénévoles sans qui ce pèlerinage n’aurait pu avoir lieu. La célébration a été l’occasion d’accueillir officiellement 80 nouveaux. hospitaliers/ères.

«Laissez-vous réconcilier avec Dieu», tel le thème du voyage à Lourdes cette année.

Ce qui veut dire «se mettre d’abord en paix aussi bien avec soi-même qu’avec les autres», confie Mgr Rémy Berchier. Dans son homélie, le prédicateur Bernard Miserez, prêtre jurassien en mission à Belfort en France voisine, a expliqué l’importance de reconnaître notre péché pour être de bons chrétiens.

La traditionnelle procession du St Sacrement menée mardi 23 mai en fin d’après-midi par Mgr Norbert Brunner s’est achevée dans la basilique souterraine par une célébration. Au centre, l’immense autel est entouré de colonnes d’encens qui montent dans la voûte. La chorale romande entonne les chants, répétés tout le long de l’année sous la direction du Jurassien Michel Joliat. La centaine de participants et participantes de tous les cantons romands sont accompagnés d’un professionnel, Arnaud Penet, ténor français de réputation internationale.

«Il est arrivé qu’il y ait des miracles à ce moment là».

Cette année, un groupe de cinq joueurs valaisans de cor des alpes se sont faits entendre dans tous les lieux stratégiques du sanctuaire, donnant une coloration typiquement helvétique aux célébrations internationales auxquelles se sont joints, en cette semaine, des pèlerins principalement Français, Italiens, Irlandais, Ecossais, Allemands et Néerlandais.

Un nouveau médecin de la délégation romande, le Dr Pierre-Yves Erard, anesthésiste à l’hôpital de Delémont, se tient juste derrière le St Sacrement présenté aux malades, «au cas il se passerait quelque chose d’extraordinaire», glisse le Dr Francis Rime, médecin-chef du pèlerinage romand. Il est en effet arrivé qu’il y ait des miracles spectaculaires à ce moment-là, rappelle-t-il. En outre, le Dr Patrick Theillier, chef du bureau médical pour les déclarations de guérison à Lourdes, vient quotidiennement vérifier ce qui se passe à ce moment-clé de la célébration.

Pour les pèlerins malades, les journées commencent tôt et ne s’achèvent pas avant 22 heures, quand ils participent à la grande procession mariale de 10’000 pèlerins, malades ou handicapés en chaise roulante et bien portants, avec dans la main des petits lumignons éclairés par des bougies. Ils avancent lentement en dessinant de grands « S » sur la grande esplanade, alors que les flashes crépitent dans la pénombre. Entre les prières et invocations à Marie, les cors des alpes résonnent d’ «Ave Maria» poignants dans la nuit, accompagnés par le chant de toute la foule recueillie.

«Bouleversé dans le train des malades»

Ceux des journalistes et photographes suisses présents à Lourdes pour la première fois ne cachent pas leur émotion. «J’ai déjà été bouleversé par le voyage dans le train des malades dans la nuit de dimanche à lundi. Quel engagement et quelle gentillesse de la part du personnel médical et infirmier, et avec quelle bonhomie les malades acceptent les inconforts du voyage, raconte un photographe du Nouvelliste, qui confie qu’après un suicide raté (»mon arme s’est enrayée») il a été frappé d’une sorte d’illumination.

Une année avant le 150ème anniversaire de la première apparition de la Vierge à Bernadette, Lourdes ne laisse aucun visiteur indifférent, croyant ou agnostique. Les malades affichent leurs souffrances ou leurs handicaps tellement sereinement, qu’on ne peut qu’être touché. (apic/jbw/vb)

24 mai 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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