Lourdes: le bureau de presse (230394)
du Sanctuaire réagit aux «rumeurs»
Critiques rejetées une à une
Lourdes, 23mars(APIC) Le bureau de presse du Sanctuaire de Lourdes vient
de réagir dans un communiqué aux «rumeurs» qui circulent depuis plusieurs
semaines à propos du licenciement de son attaché de presse, de la construction d’un hôtel, de la place des laïcs dans le sanctuaire et de l’accord
d’entreprise. Les critiques sont rejetées une à une.
La première rectification concerne l’attaché de presse, Loïc Bondu, au
service de l’Eglise depuis de longues années, licencié en novembre dernier
pour «préjudices causés aux sanctuaires», suite à un billet publié dans le
journal interne des employés de la Grotte.
Un attaché de presse est «porte parole» de la personne ou de la collectivité qui l’emploie, rappelle aujourd’hui le bureau de presse. «S’il est
en désaccord avec les orientations ou les décisions prises par son supérieur, il lui est toujours loisible de démissionner puis d’exprimer un point
de vue personnel. S’il ne le fait pas, il ne peut que publiquement remplir
la mission confiée. C’est pour avoir oublié cette règle élémentaire de son
métier, que l’attaché de presse a été licencié.» Le communiqué ajoute que
des avertissements lui avaient été formulés, même par écrit, quelques mois
auparavant.
Licencié pour «faute professionnelle», Loïcs Bondu a néanmoins reçu,
compte tenu de sa situation familiale, (il est père de trois enfants) «des
indemnités assez larges alors qu’il n’y avait légalement pas droit».
La construction de l’Hôtel de la Solitude
Deuxième problème: un hôtel qui existait déjà, a été démoli et reconstruit plus grand, à proximité du «Pont vieux». Toutes les autorisations officielles et administratives avaient été obtenues. L’accès par la rue étant
impossible pour de lourds engins, le propriétaire a demandé l’autorisation
de passer sur une partie du terrain appartenant au Sanctuaire, très à
l’écart des lieux fréquentés par les pèlerins. Les responsables du
Sanctuaire ont donné gratuitement et temporairement cette autorisation,
tout devant être remis en état pour la saison des pèlerinages.
C’est pour des raisons de «bon voisinage» que le Sanctuaire essaie d’entretenir avec tous les hôteliers que cette autorisation a été donnée, comme
d’autres services ont pu être rendus à d’autres hôtels et tout particulièrement à la petite hôtellerie, indique le communiqué, en rappelant qu’»il
n’appartient pas au Sanctuaire de juger du bien-fondé ou non de la construction de nouveaux hôtels. Le bureau de presse rappelle avec l’évêque
que «permettre le passage gratuit d’engins pour des travaux légalement autorisés n’a rien de commun avec une bénédiction».
La place des laïcs dans le sanctuaire
D’aucun ayant fait courir le bruit que les laïcs appelés au service du
Sanctuaire prenaient de plus en plus de place, essayaient d’écarter les
prêtres et responsables ecclésiastiques en place, le bureau de presse explique: «Depuis fort longtemps, des laïcs nombreux ont des postes à responsabilité dans le Sanctuaire, y compris dans des tâches pastorales. Depuis
quelques années, le Sanctuaire a fait appel à des laïcs pour occuper, tout
à fait naturellement, et en fonction de leurs compétences, des postes
d’économe, de chef de personnel, responsable des travaux, etc.»
Cette place des laïcs dans l’Eglise se situe dans le sens des orientations conciliaires et de l’épiscopat. Ces laïcs, quel que soit le niveau de
responsabilité qu’ils occupent, «travaillent sous la responsabilité de
l’évêque et du recteur du Sanctuaire».
Accord d’Entreprise
En 1991, la direction du Sanctuaire a proposé au personnel la rédaction
d’une charte visant à élaborer des règles communes à l’ensemble du personnel en remplacement des trois Conventions Collectives alors en vigueur, situation qui était juridiquement anormale. Cet Accord d’Entreprise a été négocié de 1991 à 1993.
Outre les droits du Code du Travail, cet accord reconnaît aux employés
des avantages spécifiques dans de nombreux domaines, affirme le communiqué:
heures supplémentaires, majorations pour congés d’hiver, congés et remboursement des frais pour hospitalisation familiale, indexation et calcul des
salaires, modeste calcul de l’ancienneté des saisonniers, indemnités de départ à la retraite, etc.
La Direction Départementale du Travail a formulé des remarques qui ne
remettent pas en cause la légalité des règles contenues dans l’Accord. Un
avenant le mettra en stricte conformité. La direction du Sanctuaire affirme
que «cet accord, négocié et signé avec les représentants du personnel, est
un progrès important. Il constitue une plate-forme de communication et un
chantier ouvert au dialogue. Si le Sanctuaire est, par certains côtés, une
véritable entreprise, il s’efforce d’être exemplaire au plan de la gestion
du personnel dans le sens de la doctrine sociale de l’Eglise.» (apic/cippr)




