Discours de clôture du nouveau président des évêques

Lourdes: Les évêques créent trois groupes de travail, dont un sur la bioéthique

Lourdes, 8 novembre 2007 (Apic) La Conférence des évêques de France, qui s’achève le 8 novembre après 5 jours de travail, a annoncé jeudi la création de trois groupes de travail, dont un sur la bioéthique. L’assemblée plénière des évêques de France, ouverte le 3 novembre à Lourdes, s’est terminée jeudi avec le discours de clôture de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris et nouveau président de la Conférence des évêques de France.

Sur proposition du Comité études et projets, présidé par Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, les évêques ont voté pour la mise en place de trois nouveaux groupes de travail sur les sujets suivants: bioéthique; indifférence religieuse et visibilité de l’Eglise catholique; usage et devenir des bâtiments d’églises.

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes présidera le groupe de travail «Bioéthique»; Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, celui de l’»indifférence religieuse et visibilité de l’Eglise catholique»; Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon, le fera pour usage et devenir des bâtiments d’églises.

Les groupes de travail présenteront le résultat de leurs réflexions au cours de la prochaine assemblée plénière, programmée du 4 au 9 novembre 2008.

L’intervention de Mgr Vingt-Trois

«Nous ne pouvons rester comme des chiens muets quand nous voyons se développer une sorte d’instrumentalisation rampante de la personne humaine», a déclaré le président de l’épiscopat. «Jusqu’où irons-nous dans l’utilisation et l’exploitation de l’être humain pour la satisfaction de nos désirs, même les plus légitimes, même les plus généreux ?», s’est-il interrogé en expliquant les raisons de la création de cette commission.

Dans son discours de conclusion à l’Assemblée, le nouveau président a abordé le travail sur la formation des prêtres «que nous venons de commencer», et qui doit être «lui aussi animé par l’ambition missionnaire». Et quand je dis «nous», «je pense non seulement aux évêques et aux prêtres, mais à tout le corps ecclésial qui doit se préoccuper de son avenir par la prière, l’apprentissage du service désintéressé des autres et l’élan missionnaire. C’est toute l’Église qui doit estimer, aimer et soutenir ses prêtres et ses diacres, comme aussi celles et ceux qui sont engagés dans la vie consacrée».

Notre mission, a-t-il ajouté, c’est aussi d’alerter les consciences de nos contemporains. «La prochaine révision des lois de bioéthique supposera des interventions qualifiées auxquelles une cellule de notre conférence travaille déjà. Mais, plus profondément que les prises de position nécessaires sur tel ou tel sujet particulier, c’est tout un état d’esprit qui est en cause, une mentalité».

A propos du téléthon

«Tous doivent travailler à ce niveau de profondeur où affleure la question de l’homme, de sa dignité et de sa vocation. Nous ne pouvons rester comme des chiens muets quand nous voyons se développer une sorte d’instrumentalisation rampante de la personne humaine. On le constate aussi bien dans les domaines économiques et sociaux que dans le domaine de la bioéthique. Jusqu’où irons-nous dans l’utilisation et l’exploitation de l’être humain pour la satisfaction de nos désirs, même légitimes, même généreux ?»

Mgr Vingt-Trois est également revenu sur la question du téléthon, soulignant que l’Eglise n’avait «pas l’intention de jeter le discrédit sur cette générosité qui porte ses fruits» mais souhaitait que «chacun réfléchisse» aux questions du tri embryonnaire, l’utilisation des cellules embryonnaires. Ces questions, a-t-il dit, ne sont pas seulement les nôtres, mais nous devons les formuler. (apic/com/pr)

8 novembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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