Discours offensif du cardinal Vingt-Trois

Lourdes: Ouverture de l’Assemblée plénière de printemps des évêques de France

Lourdes, 2 avril 2008 (Apic) Le nouveau président de la Conférence épiscopale a ouvert mardi 1er avril à Lourdes l’Assemblée plénière de printemps des évêques de France, reconnaissant, selon «La Croix», la fatigue de son Eglise (v. Apic No 92). Le cardinal Vingt-Trois a lancé un fort message de soutien aux prêtres diocésains, qui «portent les tensions de la mutation actuelle de l’Église»

Le discours d’ouverture prononcé mardi 1er avril par le cardinal André Vingt-Trois – élu président de la conférence en novembre 2007 – devant 94 évêques réunis à huis clos en assemblée de printemps jusqu’à vendredi, n’a pas cherché à enjoliver la situation, constate le quotidien catholique français.

En trois temps, l’archevêque de Paris a successivement traité de la douloureuse mutation des diocèses de France, de l’enjeu du débat sur l’euthanasie et de la responsabilité de l’Europe dans l’accueil des populations immigrées. Une introduction indique-t-on, qui pourrait donner le ton aux travaux des évêques, dont les échanges vont essentiellement porter sur le thème de la Parole de Dieu et des questions posées par la bioéthique.

Récusant « la tentation bien française du miracle de la réforme institutionnelle » qui résoudrait la crise ecclésiale, balayant la tentation du retour en arrière (que ce soit « l’organisation du XIXe siècle » ou celle « des années 1950 ») et reconnaissant « le manque de moyens » de l’Église, le président de la Conférence des évêques de France a estimé que « la seule voie qui nous est ouverte est celle du travail commun avec les membres de nos communautés et celle de la communion du presbyterium autour de son évêque ».

Dans un second temps, le cardinal Vingt-Trois, dont l’une des priorités est de faire entendre la voix de l’Église sur les questions éthiques, a attaqué – comme on l’a rarement vu dans un discours de ce genre, assure «La Croix» – l’exploitation récente de la mort de Chantal Sébire, y voyant une « enchère émotionnelle » et assurant du soutien de l’Église « tous ceux qui se mettent vraiment au service de la vie ».

Dernier axe de ce discours, la responsabilité de l’Europe – dont la France va assurer la présidence pour six mois à partir du 1er juillet – quant à l’immigration. Discours offensif, là encore, où le président de la Conférence épiscopale réaffirme pleinement la position catholique : assurer le développement dans les pays de forte émigration, tout en favorisant « une politique d’ouverture devant les migrations ». (apic/cx/jmg/pr)

2 avril 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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