Les délégués de 10 pays confrontent

Louvain: 31e Journées internationales des Centres de préparation au mariage

leurs approches du «oui» dans le couple

Louvain, 26 mai 1997 (APIC) «Dire oui à qui ?» C’est la question qu’ont débattue les 150 participants présents aux 31e Journées internationales organisées par la Fédération Internationale des Centres de préparation au mariage (CPM), qui se sont tenues récemment à Vaalbeek (Louvain/Belgique). Ces journées qui rassemblaient des représentants d’une dizaine de pays d’Europe, du Canada et de Madagascar, ont rappelé la nécessité d’un «oui» prononcé en toute liberté et en conscience par les futurs époux.

A travers les siècles, le mariage a pas mal évolué. Les enquêtes récentes sur les valeurs des Européens, et notamment sur leurs opinions et sur les pratiques relatives au mariage, montrent que la famille occupe un sommet dans leurs aspirations. Mais l’individu est aussi de plus en plus jaloux de sa liberté. Et le sociologue jésuite Jan Kerkhofs d’observer : les valeurs familiales entrent en conflit avec l’épanouissement individuel.

L’Evangile ouvre un au-delà

Le Nouveau Testament ne heurte-t-il pas les aspirations actuelles des époux ? Non, si l’on veut bien sortir d’une vision légaliste de l’Evangile, a montré en exégète Caroline Vander Stichele. Jésus, a-t-elle noté, ouvre sans cesse sur un au-delà de ce qui est vécu. L’Evangile interpelle donc les chrétiens sur les risques du mariage liés à une vision de l’existence qui serait ramenée aux seules dimensions visibles et mesurables. Il incite aussi à se dégager d’une vision patriarcale de la famille en vue de mettre l’homme et la femme sur pied d’égalité. L’Evangile propose enfin d’envisager le mariage avec l’espérance que l’amour est plus fort que la mort.

Parce qu’elle prend le mariage au sérieux, l’Eglise mise sur la manière dont se forge le «oui» des époux. Il y a toute une «culture de l’amour» à développer, a insisté à ce propos le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles. Apprendre à aimer, découvrir le sens de l’amour véritable, bref «humaniser l’amour prend du temps», a souligné l’archevêque. Aussi a-t-il plaidé pour une revalorisation des fiançailles. Il s’est également interrogé sur l’accompagnement pastoral offert aux jeunes mariés : l’Eglise ne manque-t-elle pas de propositions concrètes ?

Psychologue, Jean-Marc Lessard (Québec), a retracé, en écho à un témoignage personnel, les grandes étapes de la vie d’un couple. Depuis la première rencontre amoureuse jusqu’à la mort, les périodes de stabilité et d’instabilité, de fusion et de dissociation, de contestation et de concession marquent la vie d’un couple. L’expérience pousse dès lors le psychologue à suggérer que pour chaque étape, le couple doit être aidé. (apic/cip/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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