Luanda: Mgr Zacarias Camuenho demande un cessez-le-feu «immédiat»
Le rôle de l’Eglise reconnu par le gouvernement et l’UNITA
Luanda, 1er novembre (APIC) Le gouvernement angolais et le mouvement rebelle de l’Union nationale pour l’Indépendance totale de l’Angola (UNITA) ont reconnu le rôle déterminant que peut jouer l’Eglise dans la recherche de la paix dans le pays. Les deux parties sont en guerre depuis l’indépendance de l’Angola, le 11 novembre 1975. De son côté, le prélat, co-lauréat du Prix Sakharov, fait part de son intention d’écrire aux parties en conflit, pour demander «un cessez-le-feu immédiat».
Leurs dirigeants respectifs ont adressé des messages de félicitations séparés à Mgr Zacarias Camuenho, archevêque de Lubango (sud du pays) et co-lauréat du Prix Sakharov. Dans ces textes, le gouvernement et l’UNITA «reconnaissent que l’Eglise maintient une position équidistante et qu’elle peut aider» à ramener la paix en Angola, a commenté le prélat sur le contenu des messages, dans une interview au quotidien portugais «Noticias»
Mgr Zacarias Camuenho entend profiter de l’occasion qu’offrent ces correspondances pour demander aux belligérants un cessez-le-feu dans l’immédiat. «S’ils acceptent, explique-t-il, ce serait un premier geste en direction de la paix. Le prélat fait en outre part de son intention d’écrire aux parties en conflit, pour leur dire que «le premier pas à faire est un cessez-le-feu immédiat».
Depuis plusieurs semaines, de nombreuses personnes et associations de la société réclament une plus grande implication de l’Eglise angolaise dans la recherche d’une solution au conflit armé qui déchire le pays. Dans leurs arguments, elles mettent en avance la neutralité de l’Eglise à l’égard des parties en conflit, sa connaissance des problèmes sur les conditions de vie socio-économiques très aiguës des populations civiles, entre autres victimes de la guerre…
Le droit à l’autodétermination pour la province de Cabinda
Egalement interrogé sur l’avenir de la province sécessionniste et riche en pétrole du Cabinda, Mgr Camuenho propose le droit à l’autodétermination de la province. Selon lui, cette solution satisferait l’une des exigences des mouvements séparatistes de cette région angolaise, située entre le Congo-Brazzaville et la République Démocratique du Congo.
L’ONU et l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) considèrent le Cabinda comme partie intégrante de l’Angola. Les indépendantistes rejettent cette affirmation, indiquant que leur enclave est placée sous protectorat portugais depuis 1885, après un accord entre leurs ancêtres et le Portugal. Selon les indépendantistes, le Cabinda est illégalement occupée par l’Angola qui l’a envahie lors de son indépendance, il y a 27 ans. (apic/ibc/at/pr)




