700 projets soutenus l’an dernier pour un montant de 102,3 millions

Lucerne: Assemblée des délégués de Caritas Suisse

Lucerne, 21 mai 2003 (Apic) Caritas suisse a réalisé l’an dernier des projets pour un montant de 102,3 millions de francs. Une baisse de 12% en comparaison avec l’année précédente est néanmoins enregistrée. L’organisation caritative catholique l’explique en raison du transfert des compétences pour l’accompagnement des réfugiés statutaires aux cantons.

L’oeuvre d’entraide a tenu mercredi 21 mai à Lucerne son Assemblée annuelle des délégués. Caritas entend apporter sa contribution en matière de transparence des salaires de cadres, en publiant celui de son directeur: 182’000 francs.

Au chapitre des affaires courantes, les délégués de Caritas suisse ont accepté le rapport annuel et les comptes 2002 de l’organisation. La Confédération et la Chaîne du Bonheur, indique l’oeuvre basée à Lucerne, ont appuyé l’an dernier l’aide humanitaire de Caritas pour un montant de 47,7 millions de francs.

Depuis la dernière révision de la loi sur l’asile en 2001, ce ne sont plus les oeuvres d’entraides, sur mandat de la Confédération, qui sont responsables de l’intégration des réfugiés reconnus, mais les cantons, ont commenté les responsables de Caritas, pour expliquer la baisse de 12% attribuée à ce transfert de compétences.

Près de la moitié des dépenses ont été consacrées aux 700 projets de Caritas dans le domaine de la coopération internationale. L’aide au développement à long terme a nécessité l’engagement de 28,8 millions de francs et 18,9 millions de francs ont été attribués à l’action humanitaire. Cette dernière s’est concentrée sur l’aide d’urgence et des projets de reconstruction en Afghanistan et dans les Balkans. Les secours d’urgence lors des inondations en Europe centrale (République tchèque) et en Asie (Inde, Bangladesh) ainsi que pour prévenir la famine au Zimbabwe et en Ethiopie ont également représenté un point fort de l’engagement de Caritas.

A noter que les dons ont atteint 18,2 millions de francs et que les legs ont été nettement moins importants en 2002.

En Suisse aussi

Les activités en Suisse de l’organisation ont été marquées notamment par un accompagnement plus important en faveur des requérants d’asile mineurs et par le soutien apporté à près de 800 enfants tamouls fréquentant 17 écoles de langue et culture tamoules. Caritas Suisse a également placé 1’106 bénévoles dans 202 fermes de montagne dans les Alpes et le Jura. Ils ont effectué 12’756 jours de travail. Enfin, l’oeuvre gère 9 «Epiceries Caritas» réservées aux personnes disposant de bas revenus. Elles peuvent y acheter des produits entre 30 et 50% meilleur marché que dans les commerces habituels. Caritas a enfin pu conclure des accords de livraison avec plusieurs entreprises suisses.

Les pauvres vivent moins longtemps

Au chapitre des publications, à noter l’étude de Caritas «Les pauvres vivent moins longtemps», qui a connu en novembre 2002 un écho important dans la presse et le public. Cette publication met en évidence des inégalités flagrantes face à la mort et à la maladie. Les personnes les moins qualifiées, qui exercent des professions mal rémunérées et occupent des positions basses dans la hiérarchie, meurent en moyenne quatre à cinq ans plus vite que les personnes bien formées et disposant de revenus confortables.

Caritas dégage quelque peu le chemin dans le débat qu’elle souhaite sur les salaires des cadres. «Dans un souci de transparence et dans le contexte du débat actuel sur les salaires des managers, Caritas publie le salaire de son directeur, en poste depuis 12 ans: 182’00 francs». Ce salaire, assure l’oeuvre d’entraide, correspond au traitement d’un recteur d’une haute école spécialisée. «L’écart entre le plus bas et le plus haut salaire à Caritas est caractérisé par le multiple 4». (apic/com/pr)

21 mai 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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