Les catégories ecclésiales du Vatican ne sont pas applicables

Lucerne: Les auteurs du Manifeste adressent une lettre ouverte aux évêques suisses

Lucerne, 18 juillet 2007 (Apic) Le document du Saint-Siège du 10 juillet sur les questions au sujet de la doctrine de l’Eglise a «profondément surpris et rempli de honte» les signataires du Manifeste de Lucerne. Ces derniers l’affirment dans une lettre ouverte adressée le 17 juillet à la Conférence des évêques de Suisse (CES).

Les catholiques, hommes et femmes, qui s’engagent en vue de la progression de l’oecuménisme avec les frères et soeurs réformés ne peuvent tenir compte des «catégories ecclésiales» fixées par la Congrégation pour la doctrine de la foi, a écrit Klaus Ammann, responsable du noyau du Manifeste de Lucerne.

Ce groupement demande à la CES de se distancer «rapidement» et «clairement» de l’affirmation selon laquelle les communautés issues de la Réforme du 16e siècle ne peuvent être appelées «Eglises». Avec une telle prise de position, la CES pourrait souligner sa reconnaissance de l’oecuménisme et promouvoir la crédibilité de l’Eglise catholique en Suisse.

Le «Manifeste de Lucerne pour une Eglise frère et soeur» est un document adopté le 28 octobre 2006 par 112 membres d’associations, corporations et autorités catholiques réunis à Lucerne. Il est urgent, selon les signataires, que soit appliqué dans l’Eglise catholique en Suisse le principe selon lequel «femmes et hommes, indépendamment de leur état civil et de leur orientation sexuelle, aient accès à toutes les fonctions ecclésiales». L’égalité des droits entre hommes et femmes est une exigence de la Déclaration des droits humains de l’ONU et de la Constitution fédérale, rappellent-ils. (apic/com/fram/bb)

18 juillet 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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