Lucerne: Un infirmier avoue avoir «aidé» neuf patientes à mourir
Par «compassion et amour du prochain»
Lucerne, 5 juillet 2001 (APIC) Euthanasie active à Lucerne: un infirmier a tué au moins neuf patientes du centre médico-social Eichhof à Lucerne depuis décembre 2000. L’employé a avoué avoir aidé activement à mourir les vieilles femmes atteintes de sénilité, «pour leur bien». En Suisse, l’euthanasie active est punissable. Elle s’en tient pour l’heure à l’article 115 du Code pénal suisse, à savoir l’autorisation de l’assistance au suicide. Ce cas pourrait relancer le débat sur la question.
L’infirmier, de nationalité suisse, est employé dans l’établissement depuis peu. Le jeune homme a expliqué ses actes par la compassion et l’amour du prochain. Une enquête interne a d’abord été effectuée en mai, après que dix patientes furent mortes en quelques mois. Elle n’a d’abord pas donné de résultats. Mais deux nouveaux décès en juin, dont le dernier, le 28 juin ont permis l’arrestation de l’infirmier.
Alors que la Belgique s’apprête à entamer le débat sur l’euthanasie active, la Suisse s’en tient pour l’instant à son article 115 du Code pénal suisse, à savoir l’autorisation de l’assistance au suicide. L’Oregon, aux Etats-Unis et Hong Kong ont dépénalisé l’assistance au suicide. Les Pays-Bas demeurant pour l’heure l’unique pays à avoir inscrit l’euthanasie active dans leur loi. Dans le reste de l’Europe, de l’Italie à la Belgique, en passant par le Luxembourg, l’Angleterre et le nord du vieux continent, les législateurs s’interrogent, soumis à des pressions tous azimuts, auxquelles n’échappe pas la Suisse. (apic/ag/pr)




