Indonésie: Un fonctionnaire chrétien demande le retrait de la mention de la religion sur les cartes d'identité

Lutter contre les discriminations envers les non musulmans

Djakarta, 7 janvier 2013 (Apic) Basuki Tjahaja Purnama, vice-gouverneur du district de Djakarta, la capitale de l’Indonésie, a demandé le retrait de la mention de la religion sur les cartes d’identité des citoyens. La mesure vise à lutter contre les discriminations auxquelles sont souvent exposés les non musulmans dans ce pays où l’islam est largement majoritaire.

La proposition a suscité une ample polémique dans le pays, parce qu’elle touche à un tabou au plan national, rapporte l’agence d’information vaticane Fides. Actuellement, il est en effet obligatoire pour les Indonésiens d’appartenir à l’une des six religions reconnues, soit l’islam, le protestantisme, le catholicisme, l’hindouisme, le bouddhisme et le confucianisme.

L’obligation de choisir l’une des six religions reconnues aurait conduit des millions d’Indonésiens à se proclamer officiellement musulmans, alors qu’ils pratiquent de fait des cultes traditionnels, indigènes ou ancestraux. Eliminer le caractère obligatoire de cette indication de la religion contribuerait donc à redéfinir le profil religieux de la nation.

Lutter contre les discriminations

Le vice-gouverneur, d’origine chinoise, natif du sud de Sumatra, a déjà été critiqué ces derniers mois par des groupes islamistes qui refusaient de recevoir des directives d’un fonctionnaire chrétien.

Ce retrait pourrait permettre de favoriser l’égalité des citoyens et de lutter contre les discriminations envers les non musulmans, notamment dans les écoles et les emplois publics, a souligné Basuki Tjahaja Purnama.

Près de 88% des Indonésiens sont musulmans, environ 7% protestants, 3% catholiques, 1,7% hindouistes et 0,8% bouddhistes.

(apic/fides/rz)

7 janvier 2014 | 09:55
par webmaster@kath.ch
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