Entre 4 et 5’000 personnes ont pris part à la rencontre de Lyon

Lyon: La 20e édition de la rencontre internationale de Sant’Egidio pourrait avoir lieu à Assise

Lyon, 13 septembre 2005 (Apic) La 20e édition de la rencontre internationale et interreligieuse de la communauté Sant’Egidio pourrait avoir lieu en 2006 à Assise (Italie). C’est en tout cas le souhait émis par Andrea Riccardi lors d’une conférence de presse organisée à Lyon (France), le 13 septembre 2005. Le fondateur de la communauté a en outre annoncé qu’une rencontre entre hommes de religion se tiendrait à Washington en avril 2006.

Le fondateur de la communauté Sant’Egidio a espéré que la 20e rencontre internationale et interreligieuse pour la paix se fasse à Assise afin «de revenir aux sources», «au point de départ». En effet, c’est à Assise qu’a eu lieu la première rencontre de ce type lancée par Jean Paul II en 1986. Par ailleurs, Andrea Riccardi a expliqué, lors de la conférence de presse, qu’entre temps, une rencontre entre hommes de religion était prévue à Washington en avril 2006.

Quelque 4’000 à 5’000 participants, venus essentiellement d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne, de Belgique, d’Europe de l’est et de France ont pris part à la rencontre organisée du 11 au 13 septembre 2005 à Lyon par la communauté Sant’Egidio, selon les organisateurs. D’après eux, près de 200 journalistes venant de 107 médias ont couvert l’événement qui avait lieu pour la première fois en France. Une façon de mieux connaître et comprendre «ce pays de la laïcité», a expliqué Andrea Riccardi. Car l’esprit d’Assise correspond au «lien» entre d’un côté «religion, spiritualité et prière» et de l’autre «un pays», celui choisi pour la rencontre.

Progrès dans la continuité

Concernant la rencontre de Lyon, le fondateur de la communauté Sant’Egidio a salué «la qualité» des intervenants et de la rencontre, soulignant «un progrès» en ce domaine qui se fait «dans la continuité». Il s’est aussi félicité de la «forte présence du monde juif» alors qu’il aurait été selon lui «impossible» de faire débattre en un même lieu juifs et musulmans dans les années 80.

Parmi les originalités de la rencontre, Andrea Riccardi a souligné la prière d’ouverture du 11 septembre, qui a eu lieu d’un côté entre chrétiens dans la basilique de Fourvière et de l’autre à la grande mosquée de Lyon pour les musulmans. Par ailleurs, lors de la cérémonie de clôture qui aura lieu à la basilique lyonnaise de Fourvière dans la soirée du 13 septembre, un geste concret de réconciliation entre catholiques et protestants devrait être réalisé.

Ainsi, sur suggestion du pasteur luthérien de Lyon, le cardinal archevêque de la capitale des Gaules Philippe Barbarin s’adressera fraternellement aux personnes que la mosaïque de la basilique de Fourvière – représentant Martin Luther comme un hérétique, le qualifiant de «pillard» et de «voleur» – aurait pu blesser. En outre, le cardinal Barbarin et six représentants des Eglises protestantes et orthodoxes de Lyon dévoileront ensemble dans la basilique une plaque manifestant la volonté commune des Eglises chrétiennes de la ville de surmonter leur histoire douloureuse et de servir ensemble le Christ et l’Evangile. Une méditation sera conduite par le cardinal Walter Kasper, le président de la Fédération protestante de France le pasteur Jean-Arnold de Clermont de l’Eglise réformée et le patriarche orthodoxe Seraphim Kikkotis.

Procession commune

La soirée, qui commencera par des moments de prière en différents lieux selon les confessions participant à la rencontre – chrétiens, musulmans, bouddhistes, juifs et shintoïstes – se poursuivra par une grande procession commune pour la paix jusqu’au théâtre gallo-romain de Lyon où aura lieu la cérémonie finale. Le cardinal Barbarin et Andrea Riccardi y interviendront, ainsi que frère Alois, le nouveau responsable de la communauté de Taizé, qui parlera de Frère Roger tandis que des témoignages sur Hiroshima et Auschwitz seront donnés «60 ans après». Finalement, les différents représentants religieux, qui s’embrasseront dans un geste de paix, signeront «l’appel de la paix 2005». (apic/imedia/ar/pr)

13 septembre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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