L’île assure le 70% des exportations planétaires

Madagascar: Le pays vit à l’heure de la récolte de la vanille

Antananarivo, 18 juillet 2006 (Apic) Les récolteurs de la précieuse gousse parfumée de Vanille s’activent à Madagascar, s’activent dans les plantations pour y cueillir une des vanilles les plus prisées du monde. Un arrêté ministériel de la plus grande île de l’Océan indien a fixé la date d’ouverture de la campagne de récolte de la vanille verte au 15 juillet dans les zones littorales et un mois plus tard dans celles montagneuses.

Mais l’arrivée imminente de la «manne vanille» s’est accompagnée de tensions, surtout dans la principale région de production, celle de la SAVA (Sambava, Antalaha, Vohémar, Andapa), où l’insécurité s’est manifestée à cause des vols de vanille sur pied, indique l’Agence Misna.

Ces épisodes et les ventes illégales, notamment à Sambava et ses environs, ont suscité la crainte des responsables de la filière, qui soulignent qu’une récolte du produit avant la date indiquée ne peut que fournir une gousse de basse qualité – car pas assez mûre – se vendant par conséquent à bas prix.

La gendarmerie de Sambava est entrée en action, arrêtant 8 voleurs début juillet, Dans le district d’Andapa, les responsables de la sécurité locale ont mis en place des groupes de vigilance renforcés par des éléments mobiles dans les quartiers qui surveillent entrées et sorties des champs.

Au-delà de la question de la qualité, les ventes au marché noir avant le début officiel de la campagne provoquent aussi un dérèglement du niveau des prix, largement en dessous de la norme (de 2’000 à 4’000 ariary le kilo, contre 5’000 à 10’000 ariary).

Aujourd’hui, Madagascar est le leader incontesté de la vanille sur le marché mondial, assurant plus de 70% des exportations planétaires. L’île doit toutefois faire face à la concurrence des produits de synthèse, bien entendu au coût inférieur.

Optimisme mesuré

Malgré ces zones d’ombre, l’heure est à l’optimisme à Madagascar car cette année «la floraison a été très bonne», selon les opérateurs de la filière, permettant d’espérer dans une récolte de 1’200 tonnes de vanille exportable. De plus, il semblerait que son prix sur le marché mondial, après une chute vertigineuse, commence à se stabiliser autour de 45 dollars le kilo, contre 190 les années passées.

Mais les défis ne manquent pas pour les producteurs malgaches qui, face à la concurrence croissante, doivent proposer un produit de grande qualité mais à prix contenu, entre 27 et 30 dollars selon les experts. Raison pour laquelle un atelier national de la vanille sera organisé à la mi-août afin d’élaborer une stratégie de défense des intérêts de la filière, une initiative du Groupement des Exportateurs de vanille de Madagascar (Gnev). (apic/misna/pr)

18 juillet 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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