Madagascar: Le Premier ministre appelle l’Eglise à s’impliquer plus contre la pauvreté

«Elle doit participer au développement du pays»

Antananarivo, 3 février 2004 (Apic) Le Premier ministre de Madagascar, Jacques Sylla, a appelé l’Eglise catholique à s’impliquer davantage dans la lutte contre la pauvreté dans le pays.

«Les chrétiens laïcs doivent participer au développement du pays», a- t-il déclaré le 30 janvier lors d’une session organisée par des chrétiens laïcs du diocèse d’Antsirabé.

A Madagascar, l’Eglises participe aux côtés de l’Etat au développement socio-économique du pays. Elle intervient auprès des populations, dans plusieurs domaines: éducation, santé, développement rural.

Le développement national n’est pas uniquement l’affaire des politiciens, mais il interpelle tout le monde, a souligné Jacques Sylla, cité par le quotidien, «Midi Madagascar».

Jacques Sylla a rappelé les ouvrages d’un ancien évêque français dans le pays, Mgr Claude Rolland, sur «Les chrétiens, la lutte contre les misères, le développement économique» pour évoquer la responsabilité des chrétiens dans le développement de Madagascar. La vision du prélat français dans cet ouvrage, date d’une quarantaine d’années.

L’Eglise catholique de Madagascar a joué un rôle important dans la crise politique grave qui a secoué le pays entre décembre 2001 et juin 2002, en optant pour le «changement» au sommet de l’Etat. Elle a fortement contribué à l’accession au pouvoir de Marc Ravalomanana.

En novembre 2003, elle a toutefois commencé à prendre ses distances à l’égard du régime. Dans un communiqué, la Conférence des évêques catholiques de Madagascar (Cecm) avait notamment critiqué la manière de diriger le pays, relevant notamment que rien n’avait changé dans la manière de faire de la politique à Madagascar. Elle déplorait enfin l’utilisation de la religion à des fins politiques. (apic/ibc/pr)

3 février 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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