Le rôle des religions dans le processus de développement

Madagascar: Rencontre entre le Conseil des Eglises et le président Ravalomanana

Tananarive, 8 octobre 2004 (Apic) Le président Marc Ravalomanana a souhaité que les religions jouent un rôle plus actif dans le développement de Madagascar. Il a reçu le 6 octobre le Conseil des Eglises Chrétienne de Madagascar (Kkfm) pour aborder la collaboration entre l’Eglise et l’Etat, et entre l’Eglise et les bailleurs de fonds.

Cette audience s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la prochaine visite officielle à Madagascar, avant fin octobre, du président de la Banque Mondiale, James Wolfensohn, a rapporté le quotidien «Midi Madagascar». Il est prévu, à cette occasion, qu’il rencontrera le Ffkm. «Nous souhaitons que l’Eglise prenne beaucoup plus de responsabilités dans le processus du développement, notamment dans la lutte contre la pauvreté et contre le sida. Non seulement le Ffkm, mais également les autres confessions», a dit le chef de l’état à la fin de la rencontre. A son avis, les Eglises et les autres confessions religieuses sont des vecteurs de développement.

Le cardinal Gaëten Razafindratandra, archevêque de Tananarive, a fait part du «soutien clair et sans équivoque» de la Ffkm. Il s’est dit convaincu que «l’Eglise va plus loin que les régions, parce qu’elle touche les populations, le plus loin possible». Selon lui, «la Banque Mondiale et la communauté internationale ont toujours admis que l’Eglise pourrait être plus efficace en matière de développement, du fait qu’elle agit étroitement dès la base».

Appartenance commune à Dieu de l’Eglise et de l’Etat

Le chef de l’Eglise catholique de Madagascar a été rejoint dans cette déclaration par le pasteur de l’Eglise protestante, Endor Modeste Rakoto. Celui-ci a aussi rappelé l’appartenance commune à Dieu de l’Eglise et de l’Etat. «Dieu concède la collaboration entre les deux parties et condamne qu’on en fasse des rivales», a-t-il ajouté.

Mgr Joseph Rabenirina de l’Eglise anglicane et le pasteur Lala Rasendrahasina de la Fjkm ont indiqué que la collaboration entre l’Etat et les Eglises n’est pas inédite. «Dans l’histoire de la religion, les deux entités sont des serviteurs, mais leurs responsabilités sont différentes», a fait remarquer le pasteur Rasendrahasina.

Considéré comme un groupe de pression politique mise en place en mars 1992, le Ffkm regroupe les Eglises catholique, anglicane, protestante et évangélique de Madagascar. (apic/ibc/bb)

8 octobre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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