La réflexion du théologien espagnol se réfère à la condamnation par la cour d’Assise de Bruxelles, le 8 juin dernier, de quatre Rwandais, dont deux religieuses bénédictines, poursuivis pour crimes de guerre et de droit international liés au génocide de 1994. Selon le Code de droit canonique, les deux religieuses devraient être expulsées de leur Congrégation, en ce sens que, selon le canon 695, le procès civil constitue une preuve supplémentaire par rapport au procès religieux.
Madrid: Réflexion sur la condamnation de deux soeurs ruandaises
En outre, le canon 702 établit que les religieux congédiés ou expulsés ne peuvent rien prétendre en ce qui concerne les années de travail accompli et les supérieurs sont tout à fait libres de prendre soin d’eux d’une façon ou d’une autre.
Selon le P. Fernando Torres, directeur des Publications Clarétines espagnoles, le Droit canon ne peut être la norme ultime pour la vie religieuse. «Nous devons placer au-dessus un principe majeur, à savoir l’Evangile, la loi de la charité, l’amour de Dieu», écrit-il. A cet égard, dit-il, les religieux constatent que le Droit canon «n’est pas en harmonie avec le style de vie qui doit caractériser les disciples de Jésus». Il faut donc faire droit à «une objection de conscience» au nom de la «fidélité à l’Evangile», conclut le religieux, afin que «personne parmi nos frères et soeurs, quelle que soit l’action qu’il ait accomplie, ne se sente abandonné et incompris de son propre Institut religieux». (apic/cip/iac)




