Malawi: Les évêques dénoncent la corruption et la fraude des élus et du gouvernement

Appel au président Bakili Muluzi pour «agir sans exception»

Lilongwé, 28 mars (APIC) Les évêques du Malawi, un petit pays anglophone voisin de l’Afrique du Sud, dénoncent la corruption et la fraude dans le pays. Dans une lettre pastorale aux fidèles, ils soulignent que ces fléaux ont détruit la confiance des citoyens envers leur Etat et leurs élus. Ils appellent le président Bakili Muluzi à lutter avec fermeté contre les auteurs de ces pratiques qui nuisent au pays.

Dans leur lettre pastorale tirée à quelque dix mille exemplaires en anglais et dans deux langues locales, ils déclarent que «la majorité de la population est frustrée et furieuse face au train de vie des élus et membres du gouvernement qui s’enrichissent très vite et vivent dans le luxe, alors que la plupart des citoyens vivent dans la pauvreté».

Face à cette situation, ils demandent au chef de l’Etat, Bakili Muluzi, d’agir avec «fermeté» et sans distinction de couleur politique, de race ou de religion, afin de «rétablir la confiance des concitoyens».

Cette lettre pastorale est la seconde du genre dans le pays. En 1992, les prélats en avaient publié une première, qui condamnait les atteintes aux droits de l’homme, les disparités socio-économiques… Cette lettre avait été l’un des éléments à l’origine de la libéralisation de la vie politique, après trente ans de dictature. C’est à la suite de cette réforme que le président Bakili Muluzi, alors opposant, est arrivé au pouvoir, à la faveur d’une élection présidentielle remportée face à l’ancien président Kamuzu Banda. (apic/ibc/pr)

28 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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