Le fort taux de chômage entretient les faibles salaires
Malawi : Une étude chrétienne dénonce l’exploitation des travailleurs
Lilongwe, 9 novembre 2008 (Apic) Une étude commanditée par le Centre for Social Concern, une organisation catholique romaine du Malawi, révèle que les faibles salaires offerts dans le secteur privé alimentent la pauvreté, dans un pays ou une personne sur 45 vit avec moins d’un dollar par jour.
«Il y a des adultes qui travaillent douze heures par jour, sept jours sur sept, mais qui reçoivent un salaire de moins de 5’000 kwachas (28 euros) par mois», peut-on lire dans un récent communiqué publié par le Centre et repris par l’agence oecuménique ENI. «Les employés restent dans des conditions d’exploitation par désespoir, en raison du fort taux de chômage.»
L’étude a été menée à Blantyre, Zomba et Lilongwe, la capitale. Son objectif était d’évaluer le niveau moyen de rémunération de différentes catégories de personnes travaillant dans le secteur privé. Elle intervient après la publication d’un rapport réalisé par le Congrès des syndicats du Malawi, qui a révélé, entre autres, que les travailleurs d’entreprises chinoises travaillaient dans de rudes conditions pour une rémunération minime.
Le communiqué du Centre affirme que la loi divine, tout comme la loi humaine, interdit aux entreprises d’exploiter les pauvres afin de maximiser les bénéfices. Il appelle le gouvernement et les organisations non gouvernementales à trouver des moyens de protéger les travailleurs du Malawi des entreprises qui ne cherchent qu’à accumuler des richesses.
Cependant, relève l’agence ENI, les entreprises privées pourraient affirmer qu’elles ne contreviennent à aucune loi, car le Ministère du Travail et de la Formation fixe le salaire minimum à 3’519 kwacha par mois pour les travailleurs qualifiés et à 2’863,50 kwachas pour les travailleurs non qualifiés. (apic/eni/bb)



