Malgré la demande du cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone

Italie: Benoît XVI ne devrait pas participer au meeting de «Communion et Libération» à Rimini

Rome, 7 juin 2012 (Apic) Benoît XVI ne devrait pas participer cette année au traditionnel meeting de «Communion et Libération» (CL) à Rimini. Les organisateurs du meeting annuel du mouvement italien CL ont assuré dans la soirée du 6 juin 2012 avoir pris acte de la déclaration dans ce sens du directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

Selon le Père Federico Lombardi, une visite à Rimini à l’occasion de l’événement ne figurait pas «à l’agenda» de Benoît XVI, alors même que des documents confidentiels publiés récemment semblaient indiquer le contraire. Au cours de la présentation du meeting, à l’ambassade d’Italie près le Saint-Siège, à Rome, le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a mis l’accent sur le dynamisme du mouvement, capable de repartir malgré les erreurs et les «faiblesses».

Selon la présidente de la Fondation du Meeting de Rimini, Emilia Guarnieri, les organisateurs avaient envoyé une invitation au pape, «comme chaque année depuis 33 ans», et aucune réponse ne leur est parvenue. «Nous connaissons les délais du Vatican, a-t-elle poursuivi, et nous sommes sereins».

Le matin même, répondant aux journalistes, le porte-parole du Saint-Siège avait assuré qu’une visite de Benoît XVI au meeting n’était pas prévue. L’une des fuites de documents confidentiels publiés par la presse au cours des derniers mois concernait la possible visite du pape à Rimini. Dans une note au secrétaire particulier de Benoît XVI, Mgr Georg Gänswein, datée du 9 décembre 2011 et publiée par la presse, le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone demandait de tenir compte de l’invitation dans l’agenda du pape.

En marge de l’événement, le cardinal Sandri a par ailleurs assuré aux journalistes qu’il n’y avait pas, au sein du Vatican, de «guerre entre bandes», comme le laisse entendre la presse depuis l’explosion de l’affaire dite «Vatileaks».

Faiblesses humaines: le mea culpa du leader actuel de CL

A l’occasion de la présentation du Meeting de Rimini, le cardinal Leonardo Sandri a aussi loué la capacité des membres du mouvement CL à «toujours recommencer», malgré les erreurs et les «faiblesses», proposant ainsi un apport riche au niveau économique, social et culturel.

Le 1er mai dernier, Julian Carron, actuel leader de CL, avait publié une lettre ouverte dans le quotidien italien «La Repubblica». Il y faisait un mea culpa, au nom de son mouvement, suite à plusieurs affaires ayant impliqué certains de ses membres, et notamment le président de la région de Lombardie, Roberto Formigoni.

«Si le mouvement est continuellement identifié à l’attrait du pouvoir, de l’argent», reconnaissait-il, «nous avons bien dû donner quelque raison (de penser de la sorte, ndlr)».

Le Meeting pour l’amitié entre les peuples, dont la 33e édition se déroulera cette année du 19 au 25 août sur le thème des relations entre l’Homme et l’Infini, est une véritable institution en Italie. Alors qu’en 2011, c’est le président de la République italien Giorgio Napolitano qui avait inauguré la semaine de rencontres, c’est Mario Monti, président du Conseil des ministres, qui ouvrira l’édition 2012. (apic/imedia/mm/be)

7 juin 2012 | 14:12
par webmaster@kath.ch
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