Celui qui achète des voix est capable de vendre le pays
Mali: Les évêques recommandent la vigilance face aux élections présidentielles
Bamako, 2 avril 2002 (APIC) La Conférence Episcopale du Mali (CEM) a recommandé la vigilance lors de la prochaine élection présidentielle, prévue le 28 avril.
La CEM a publié lundi une note pastorale, intitulée «Lettre à un Malien nommé Théophile». Dans ce document, elle invite les citoyens à se méfier des achats de conscience. En Afrique, il est en effet courant de voir des candidats proposer de l’argent en échange de cartes électorales. «Méfie- toi, Théophile! Celui qui est capable d’acheter ta voix est capable de vendre ce pays au plus offrant», ont indiqué les membres de la CEM. Ils demandent de discerner si le candidat ou la candidate qui parle aura «le courage politique de secouer le cocotier de la corruption ou de prendre à bras le corps l’arbre de la pauvreté». «Il faut faire la différence entre la démagogie et le réalisme», ont-ils souligné.
«Théophile, prions afin que des nuages qui s’accumulent à l’horizon sorte une lumière d’espérance qui irradie le Mali nouveau», ont-ils poursuivi, tout en estimant que le pays a besoin d’hommes et de femmes «trempés, capables de consolider la paix intérieure, et de combattre les maux qui minent ce pays».
Vingt cinq dossiers de candidatures, dont ceux d’une femme et d’un président-militaire de 91 à 92, le général Amadou Toumany Touré, ont été déposés pour ce scrutin. Les 5,7 millions d’électeurs éliront leur président le 28 avril. Celui-ci succédera à Alpha Oumar Konaré, qui dirige le pays depuis mai 1992 à la suite d’une élection démocratique qui a mis fin à 26 ans de régime militaire. (apic/ibc/bb)




