Afrique: Le virus Ebola perturbe la fête musulmane de l’Aïd-el-Kébir

Manifestations interdites pour éviter la propagation de la maladie

Dakar, 6 octobre 2014 (Apic) La traditionnelle fête musulmane de l’Aïd-el-Kébir, célébrée les 5 et 6 octobre en Afrique, a été perturbée par les mesures de précautions contre la propagation du virus Ebola, rapporte le média allemand «Deutsche Welle». Les réjouissances ont été particulièrement sobres en Guinée et en Sierra-Leone, deux pays sévèrement touchés par l’épidémie.

En Guinée, toutes les manifestations culturelles, notamment les habituels concerts qui accompagnent la fête, ont été interdites afin de respecter l’état d’urgence sanitaire décrété par le gouvernement. Le président Alpha Condé a saisi l’occasion de la Tabaski (appellation africaine de l’Aïd-el-Kébir) pour appeler à nouveau les Guinéens à se mobiliser pour une lutte coordonnée contre le virus Ebola.

Privés de pèlerinage

En Sierra-Leone, des rassemblements de prière ont tout de même eu lieu, mais les fidèles se sont contentés de se saluer de loin, évitant de se serrer la main.

Dans de nombreuses mosquées des deux pays, les imams ont prié pour la fin de l’épidémie. Les chefs religieux ont aussi adressé des recommandations prophylactiques aux fidèles pour éviter la propagation du virus.

Des musulmans de Guinée, de Sierra-Leone et du Liberia n’ont en outre pas été pas autorisés cette année par l’Arabie saoudite à se rendre à La Mecque pour le grand pèlerinage aux lieux saints de l’islam.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola a fait près de 3’400 morts depuis le mois de mars. (apic/ibc/ag/rz)

6 octobre 2014 | 15:52
par webmaster@kath.ch
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