Suisse: Manifestations contre les centrales nucléaires et la xénophobie
Marches et rassemblement de protestations le Lundi de Pâques
Bâle, 25 avril 2011 (Apic) Plusieurs manifestations se sont déroulées le Lundi de Pâques en Suisse, pour protester notamment contre les centrales nucléaires. Une marche le long de l’Aar à Berne a réuni quelque 600 participants et un rassemblement de protestation à Bâle a vu la participation de près de 2’000 personnes.
Se joignant aux mouvements de protestation français et allemands, les manifestants ont exigé un arrêt immédiat des centrales, notamment celle de Fessenheim, située à 35 kilomètres de Bâle, rapporte l’ATS. Les anti-nucléaires se sont réunis sur la passerelle des trois pays, entre les villes de Huningue (F) et de Weil-am-Rhein (D) à quelques encablures de la frontière helvétique. Ils ont brandi des banderoles où figuraient des slogans comme «Energie atomique non-merci» ou «Fessenheim casse-toi».
La Marche de Pâques à Berne a été lancée en 2003 pour dénoncer l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. L’accent pacifiste de la manifestation a pris cette année une coloration nucléaire en raison de la récente actualité au Japon. Dénonçant le fait que «plus de 1630 milliards de dollars ont été dépensé en 2010 à des fins militaires», les organisateurs ont souligné que «la lutte mondiale à propos des ressources énergétiques toujours plus limitées est souvent menée avec des moyens militaires». Ils ont exigé une «réorientation dans le domaine de l’énergie».
Un pays devenu riche grâce aux migrants
A Rorschach, dans le canton de St-Gall, la Marche de Pâques contre la xénophobie a rassemblé 200 manifestants. «La richesse de la Suisse est la diversité de ses personnes», a lancé le conseiller national Paul Rechsteiner, président de l’Union syndicale suisse, lors de son message final dans l’église réformée de Rorschach. «Si nous sommes devenus un pays riche grâce à l’industrialisation, les migrante et les migrants de différentes générations y ont beaucoup contribué», a-t-il affirmé. La commune de Rorschach, qui compte une proportion de 45% d’étrangers et une tradition industrielle vivante «en est un vivant exemple», a ajouté le président de l’Union syndicale suisse.
Par une «Déclaration de Rorschach» adoptée durant l’après-midi, les marcheurs de Pâques ont demandé notamment le droit de vote cantonal et communal pour les étrangers. Ils ont dénoncé les campagnes xénophobes menées en Suisse et les ont qualifiées de «poison pour l’intégration». Les signataires ont également demandé une meilleure prise en charge des réfugiés en Suisse. (apic/ag/com/bb)



