Suisse: Le Réseau évangélique suisse invite le gouvernement à s’impliquer davantage pour les minorités religieuses
Marianne Streiff monte au créneau pour la liberté religieuse
Genève, 2 mars 2012 (Apic) Le Groupe de travail pour la liberté religieuse (GLR) du Réseau évangélique suisse (RES), auteur d’une pétition qui avait récolté 50’000 signatures fin 2010, demande au gouvernement suisse de s’engager davantage pour les minorités religieuses dans le monde. Il l’a fait par le biais d’une intervention parlementaire de la députée évangélique Marianne Streiff, le 1er mars 2012.
«Aujourd’hui, 70% de la population mondiale vit dans un pays qui restreint sévèrement la liberté religieuse. Les minorités chrétiennes sont particulièrement touchées: sur quatre victimes de persécution religieuse dans le monde, trois sont des chrétiens», souligne le RES dans un communiqué daté du 2 mars. Il indique que son Groupe de travail pour la liberté religieuse (GLR) a demandé à Marianne Streiff, députée du Parti évangélique (PEV) au Conseil national, de relayer son interpellation auprès du Conseil fédéral.
Le RES pose 10 questions au gouvernement, dont plus généralement ce qu’il prévoit d’entreprendre pour qu’une plus grande attention soit accordée à la thématique du droit à la liberté religieuse à l’échelle mondiale. Il demande au Conseil fédéral de préciser sa vision de l’évolution de la discrimination et de la persécution des minorités religieuses, en particulier des chrétiens, dans les pays où ce droit est menacé. Cela concerne particulièrement les pays à majorité musulmane, où les convertis au christianisme risquent «la peine de mort pour ’apostasie’», et les chrétiens du Proche et du Moyen-Orient, que le RES considère comme menacés d’une «forme d’épuration ethnique».
Le RES désire savoir ce qui est fait pour que ces pays soient sensibilisés au respect du droit à la liberté religieuse. Il demande au Conseil fédéral s’il est prêt, dans le cadre de ses prises de position au sein des organes de l’ONU, à s’impliquer pour les minorités religieuses persécutées. Il s’agit notamment de connaître dans quelle mesure ces préoccupations sont reflétées dans les décisions de politique économique extérieure de la Confédération.
50’000 signature pour la liberté religieuse
Le rôle des ambassades suisses est aussi évoqué. «Entretiennent-elles des contacts avec les représentants des Eglises chrétiennes victimes de la persécution? La problématique de la persécution est-elle également abordée par les organisations locales de défense de droits humains? Une thématisation de la persécution des chrétiens par des acteurs non-étatiques, notamment dans les relations bilatérales de la Suisse avec des pays comme l’Indonésie, est-elle envisagée?», interroge encore le RES.
En 2010, la pétition «pour la liberté religieuse» du GLR avait récolté 50’000 signatures en Suisse. Elle attirait spécialement l’attention sur la situation dramatique des chrétiens dans les pays à majorité musulmane. (apic/com/nd)



