L’islam ne doit pas être utilisé comme tremplin politique

Maroc : Le roi Mohamed VI lance une sévère mise en garde aux islamistes marocains

Rabat, 31 juillet 2003 (Apic) Le roi du Maroc Mohamed VI a lancé mercredi 30 juillet 2003 une sévère mise en garde contre les intégristes musulmans de son pays.

Le Maroc est confronté depuis près de deux ans, à une effervescence islamiste qui a atteint son point d’orgue le 16 mai dernier, avec un attentat attribué aux intégristes musulmans, qui a fait 44 morts et 46 blessés à Casablanca.

«Nous n’accepterons jamais que l’islam soit utilisé comme un tremplin pour assouvir des ambitions de commandement au nom de la religion, afin de perpétrer des actes de terrorisme, ou pour détruire l’unité de rite (tradition musulmane) du pays, ou encore taxer les gens d’apostasie, voire les exécuter», a-t-il dit. Le roi chérifien s’adressait au Maroc à l’occasion de la célébration de la traditionnelle fête du Trône alaouite.

Dans son discours rapporté par l’agence de presse marocaine «Map» (Maghreb Arabe Presse), le roi marocain affirme tout aussi fermement que la question de la relation entre l’Etat et la religion dans son pays est tranchée par la constitution.

Russie: L’Eglise orthodoxe salue sa bonne entente ave l’Etat russe

Continuité entre Vladimir Poutine et Nicolas II, selon Alexis II

Moscou, 31 juillet 2003 (Apic) Le patriarche de Moscou Alexis II a salué le 31 juillet la «réunification» de l’Eglise orthodoxe avec l’Etat russe. S’exprimant en présence du président de Russie lors de la fête de saint Serafim à Sarov, le patriarche a comparé Vladimir Poutine à Nicolas II qui, il y a exactement 100 ans, participait à la même cérémonie.

A l’époque, le dernier des tsars avait assisté en 1903 dans la ville de Sarov, sur la Volga, à la canonisation de saint Serafim. «La fête d’aujourd’hui est un signe de réunification entre l’Eglise et le pouvoir, après la rupture contre nature provoquée par l’histoire tragique du XXe siècle», a déclaré Alexis II en se référant à l’époque communiste.

De son côté, le président Poutine a déclaré que la célébration de l’anniversaire de la canonisation était possible «grâce au rétablissement de la liberté religieuse et spirituelle en Russie». Il a également souligné que toutes les religions présentes sur son territoire participaient «au renforcement de l’Etat, de l’harmonie entre les habitants de ce pays multiconfessionnel, et de la moralité publique».

Le président russe a offert à la ville de Sarov une cloche de plus de quatre tonnes qui a été installée devant l’église saint Serafim. (apic/ag/sh)

1 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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